1. Alain GERMOZ (dans Archipel, n° 16, à propos de "Jef" et de "Jodi")
(...) Quand ses manuscrits me sont tombés dessus, j’ai embrayé séance tenante pour ne pas me laisser écraser. Jouer le jeu, c’est entrer dans un processus d’accélération du langage où, parfois, des lettres s’envolent, des points s’introduisent entre les mots, voire entre les syllabes, sans attendre l’achèvement de la phrase. Après lecture, je m’apparente à un chien hirsute, haletant, qui se demande ce qu’il lui est arrivé.
(...) Didier de Lannoy s’éclate dans une prose véhémente qui balaye allègrement les « bien-écrire » académique. Par la frénésie de l’écriture, c’est aussi l’anesthésiante pensée dite correcte qu’il ratiboise, celle qui entretient l’illusion du bien, lâchement, hypocritement, et dont il abhorre les conformismes édulcorants(…)
2. Daniel SIMON (14 juin 2009)
Un bonheur : avoir lu et fait écho il y a plus de 15 ans du Cul de ma femme mariée dans le Peuple défunt et de reconnecter ce sacré DDL avec l’édition de ce Jodi me réjouit. Me fait dire aussi que décidément, sans les éditeurs indépendants, combien de culs perdus, fanés ou incompris ?
Me laisse croire encore dans ce beau petit pays que les choses vont et se défont avec la même indolence et que DDL fait partie de ceux qui s’enrubannent pas de fausses vertus poétiques.
3. Marie-Louise Bibish MUMBU (18 juin 2009)
hello vié na nga !
je suis super contente pour cette soirée de (enfin !!!!) ce Jodi, toute la nuit...
nous, cad papy mbwiti et moi, nous organiserons une soirée de lecture "spécial 30 juin" pcq tout le monde parle du cinquantenaire, nous on veut se retrouver pour ces 49 années et notre soirée "LIBOMA" (folle soirée) se conjugue en joints (pétards) et vivement qu'on te réserve à toi un joint spécial pour dire ce que vous serez en train de faire au même moment...
donc on aura comme ça 30 joints : du fiston, du mbwiti, du moi, du yoka, du toi, du mia couto (les 7 chaussures sales), le fameux discours de sarkozy à dakar, la réponse des africains, i have a dream, freddy tsimba, de la danse avec un ami de goma, de la musique de lokua kanza, celle de tabu ley (congo avenir)... voilà un peu notre "vibe" du 30 juin avec pour thème en toile de fond "Et si on te disait INDEPENDANT"...
voilà... et je lirais un extrait du Jodi toute la nuit que j'ai, je vais le choisir en fonction de notre thématique...
plein de belles pensées à toi, à bofane, à "muana danzé", à toute la bande et... on reste ENSEMBLE vié na nga moko !!!!!!
des bises
4. Paul VAN ACKERE (18 juin 2009)
Eh là, pas de fausse modestie ! On croirait entendre un député CDH ! Justement je démontrais hier à Nicole que ce roman fera date dans l'histoire de la littérature du XXième siècle qui voit se rapprocher les continents au point qu'il va falloir retracer certaines frontières ! En plus très beau montage d'Alain...
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From: Didier de Lannoy
To: paul.van.ackere
Sent: Thursday, June 18, 2009 2:15 PM
Subject: Re: Invitation - Cocktail de présentation de "Jodi, toute la nui"t, 30 juin 2009, 18h, Maison du Livre, St Gilles (Bruxelles)
ça vaut pas plus !
----- Original Message -----
From: paul.van.ackere
To: Didier de Lannoy
Sent: Thursday, June 18, 2009 2:14 PM
Subject: Re: Invitation - Cocktail de présentation de "Jodi, toute la nui"t, 30 juin 2009, 18h, Maison du Livre, St Gilles (Bruxelles)
A 0,10 centime la page, c'est vraiment donné!
5. Fiston Nasser MWANZA (19 juin 2009)
...les Bibish Mumbu, les Papy Mbwiti…s’affairent à célébrer la sortie de "Jodi toute la nuit" et puis, un 30 juin et puis à Kin, et puis, en pièces jointes primus, skol, doppel et quatrième de couverture brochettes, fumbwa, pondu, riz… rien à faire, Jodi aza congolaise, mwana Kin, Mwana Bandal Tshibangu, jeune femme moko boyé!
6. Paolo CARTER (29 juin 2009)
Une révolution !
Si on me demande ce que je pense de Jodi, toute la nuit, je dis que ce roman de Didier de Lannoy me fait songer à ce qui est arrivé au Be Bop. Une fois oubliée la baffe qu’ils avaient reçue en entendant « Salt Peanuts », « Cherokee », les boppers avaient pensé qu’ils étaient arrivés au top, au sommet de la longue marche du jazz, depuis l’Afrique en passant par le River Boat de Bâton Rouge pour se terminer dans les bars de Harlem et, oh considération suprême, sur la scène de l’Appolo-Harlem-N.Y-City. On était arrivé au Golden Gate, fini la Vallée de Larmes ! Et partout dans le monde, jusqu’à la Jazz Station de Bruxelles, des petits Charlie et Dizzie avaient propagé la bonne parole durant des années. Et toc, sans qu’on l’ait vu venir, une voix nouvelle s’est élevée : John Coltrane. Un cris, un long crissement comme quand on griffe le gris métallisé d’une portière d’un 4X4 Mercedes, comme ça pour le fun, comme le son d’une cloche de montagne quand on heurte le pare-choc d’une Cad de seconde main sur les quai de l’Hudson ou des étangs d’Ixelles. John le fragile, John le drôle de type a ramené tous les boppers à l’évidence, le jazz est une longue histoire sans fin comme l’est également la littérature qui, mélangeant les temps, meuble les insomnies depuis la nuit des temps.
Paolo Carter