A propos de "la gueule de bois", un point de vue
... et des annotations
ddl
alias VbD
Françoise Lambinet m'écrit
"Stupéfaite de la réaction de Ourdia à l'histoire du grand-père (moi, ce texte m'a émue)"...
Je réponds à Françoise Lambinet
... et à Ouardia Derriche
Jodi
- Je chialais en l'écrivant ?
je l'ai beaucoup aimée, beaucoup, beaucoup... Mais sans doute l'ai-je foutue trop longtemps au surgélateur, oubliée, niée... Et maintenant qu'elle est enfin sortie de sa banquise, elle est devenue dure et tranchante comme du silex, tarde à reprendre des couleurs et des odeurs, tire la gueule, ne dit rien... et ne parvient plus à m'attendrir et à me ravager comme elle le faisait avant... d'un seul regard, d'un seul sourire, d'un seul geste, d'un seul effluve ou d'un seul mot... Il faut dire que je ne lui ai pas rendu la vie heureuse, à Jodi... Sans doute aurais-je dû arrêter son histoire
- Une histoire est heureuse ou malheureuse en fonction du moment, plaisant ou déplaisant*, où on l'arrête, non ?
plus tôt ?
Papa Ikwa et son enfant n'ont pas eu non plus
- Papa Ikwa a-t-il trouvé 23 dollars ? Le corps de l'enfant a-t-il été placé à la morgue ?
d'histoire heureuse... mais leur histoire "prend bien", "marche toute de suite"... parce que (est-ce pour cela que Ouardia la déteste ?)... cette histoire nous rassure sur notre aptitude à avoir des bons sentiments... Sans doute aurais-je dû préciser
- J'imagine ! Il ne faut surtout pas** me croire !
que Papa Ikwa était (comme Françoise semble l'avoir deviné ?) un grand-père... et que ce vieux saligaud avait engrossé une mineure... une écolière qui, tous les jours, à la sortie des classes, attendait le taxibus devant l'atelier de couture du Papy ?
* Et dans la vie réelle l'histoire des gens se termine toujours par la mort des gens, non ?
** Ne laissez pas traîner vos histoires, ne les laissez pas sans surveillance, quelqu'un pourrait s'en emparer et leur faire beaucoup de mal