A propos, en amont, en aval de (ou sans trop de rapport avec)"Jodi, toute la nuit", un roman de Didier de Lannoy
JODI, LE BROL
Sur Jodi, voir aussi:
http://jodi-book.over-blog.com/
et
http://lacarcasseetlesos.blogspot.com/
Lettre d'information*
Didier de Lannoy
2011
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A Limal
Un nuage est annoncé
- Les défenses antiaériennes de la Sibérie et du nord de l'Amérique ne sont pas parvenues à l'abattre !
en provenance de Fukushima. Les cerisiers de Limal se dépêchent de fleurir.
Le printemps nouveau est arrivé.
Herman Achille Van Rompuy ?
Meuuuuuuuuuunon ! Paul Van Ackere, alias Paulo Carter, le Japonais de Limal !
Je
- Just in time, Paulo ! Mais, dis-moi, je n'ai pas déjà diffusé un de tes textes la semaine dernière ?
- Eh ! Il faut comprendre, petit frère ! C'est la faute au marché du livre ! Les éditeurs sont des sales types !
diffuse !
ddl
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Paul Van Ackere
Haïkus des quatre saisons.
2O11
De chaque saison
L’amour de la nature
Offre des images.
Ciel bleu, arbres noirs
S’envolent les ramiers
A bientôt, printemps !
Dernières roses
Reviennent les mésanges
Le feu brûle.
Fusains vers le ciel
Racines dans la terre
Arbres en hiver.
Neige nouvelle
Petite mésange, aïe !
Passe un chat blanc.
Paysage lointain
Carnaval de souvenirs
Contours effacés.
Le chant du Corbeau
De ce voisin détesté
Rappelle le bruit.
Volent les graines
Le chat a besoin d’air frais
Passent les oiseaux.
Un ciel de pluie
De cette promenade
Arbres complices.
La pantomime
Sous la lumière d’été
Pense à Moscou.
Glace et neige
Le cerisier dessine
L’immobilité.
Les secrets du riz
Passe la caravane
Au lointain Hong-Kong.
Carte du monde
Les oiseaux peuvent s’enfuir
D’un champ de neige.
Oh, l’éternelle !
La couleur verte
A effacé la neige.
Les saisons passent
Piano Steinway
Le ciel a le blues.
Les fleurs se ferment
Brusquement le soir tombe
Voie sans issue.
Les accords gourmands
D’une lune qui se glisse
Loin de l’horizon.
Boule orange
Essuie-glace et lune
Voyage sans fin.
La vague grise
Des hauts sommets enneigés
Se joue des cyprès.
Dessiné un champ
Annonciateur de moissons
Sous un olivier.
Un champ de blé dur
Loin du verger d’oliviers
Repousse la faim.
Un pin parasol
Au bout d’un champ de blé dur
Oh, l’éternité !
L’eau qui voyage
Et traverse les saisons
Protège l’Humanité.
L’eau disparue
Terre devenue désert
Rêve infini.
Loin de l’Islande
Le volcan en éruption
A noirci le ciel.
Nuages plombés
Poussés par le vent du Nord
Le ciel interdit.
De chaque saison
L’amour de la nature
Offre une image.
La branche du sapin
Caresse le ciel brûlant
Il y a pas le feu !
Près de nous vivent
Dans les arbres, les taillis
Le peuple Oiseau.
Les jours s’allongent
Ils quittent les mangeoires
Adieu les hommes !
La transhumance
Rapproche des étoiles
Oh, solitude !
Rayon de soleil
Sous la branche du sapin
Deux oiseaux veillent.
Vrai kamikaze
Le rouge-gorge est là
Pour parlementer ?
Une année de plus
Et l’herbe est plus rousse
Le long du chemin.
Cerisiers en fleurs
Grands bouquets éphémères
Attendons les fruits.
Chênes vert tendre
Course à la lumière
Se cachent les nids.
Oh, mort du noyer !
Ou alors, il prend son temps ?
Aura-t-il des noix ?
Au loin les sapins
Flèches dressées vers le ciel
Je reste à l’ombre.
Anticyclone
La lumière est là
Mais à quand l’été ?
Sonnets au printemps
Quand la glace s’éternise
Le rêve prend fin.
Les jours ont changé
Il fait très clair aujourd’hui
Bonne nouvelle !
La pie jacasse
Récit d’un passé trop lourd
La nuit n’est pas loin.
Tout bleu, le ciel bleu
Les acacias verts, très verts
Et leurs fleurs blanches.
Thermo et Hygro
Le regard de chaque instant
Quand le ciel change.
Le chêne est lion
Qui impose sa force
En forêt comme au jardin.
Les lilas fanés
Et les roses écloses
Promesse d’été.
Petits feux rouges
Cerises et framboises
Mais voici l’été !
Longs soirs éclairés
Nous sommes près du pôle
Grand Nord convoité !
Orages au Sud
Roses écloses au Nord
Eté singulier.
Arbres arrachés
On a attendu l’été
Il est meurtrier !
Brusque tempête
Comme un tableau de Nolde
La mer s’embrase.
Quatre cormorans
Au loin, la mer étale
Poissons, attention !
En août un ciel gris
Promesse non tenue
Que sera le vin ?
Papillon de nuit
Otage des lumières
Recherche l’ombre.
Sapins disparus
Tornades ou tempêtes
Un été pourri.
Orage annoncé
Il s’est mué en cyclone
Le chêne s’est rompu.
Soleil à midi
Fournaise infernale
Mais où est l’ombre ?
Les haies sont taillées
Un arbre à papillons
Effervescence !
Orée du bois
Champignons maléfiques
L’été s’estompe.
Dans l’herbe roussie
Les oiseaux peuvent manger
Les chats sont repus.
Une feuille tombe
L’été ne s’en remet pas
Premières brumes.
Il fait noir plus tôt
L’automne arrivera
Cueillons le raisin.
Pour l’oeil du chasseur
Champs nus, lièvres découverts
L’automne, ses ors.
L’arbre qui frémit
Se souvient du temps
Nouvelle saison.
Le vent se lève
Rondeau des sombres plaines
Fuite de l’été ?
En Croatie
C’est l’automne des pierres
Du temps pétrifié.
Plages désertes
Champ de pommes de terre
L’automne est là.
On ne compte plus
Salaire de l’automne
Les inondations.
La brume blanche
Et les vitres humides
Oh, c’est l’automne !
Le temps qui passe
Arrivée du beaujolais
Demain, c’est l’hiver.
Rose et neige
Saisons qui s’entrelacent
L’hiver approche.
Un flocon, puis deux
Et sur la pointe des pieds
La neige revient.
Neige en tapis
Et tapis sur la neige
Grand nettoyage !
La neige au sol
Une bûche dans l’âtre
Maintenant.
Le rouge-gorge
Des graines sur la neige
Mésange qui tue.
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