Vié ba Diamba, alias ddl, et le "chaudron culturel congolais" dont (na kanaye kaka) il se revendique
Jodi, le blog
Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu*, depuis janvier 2011... un « blog littéraire »,
peut-être ? Meuuuuuunon ! Omona wapi ? Une toute simple, très banale et sans prétention...
Lettre d'information
Soki News of the World ? Soki B.I., soki mabanga !
Didier de Lannoy
2012
Autres fronts :
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J'ai diffusé précédemment sur le "blog de Jodi"
CRASH TEST : LA METHODE C.K. STAR
une nouvelle "terrible" de l'écrivain
Achille Ngoye
en rappelant, dans une post-face signée Vié ba Diamba, alias ddl, tout ce que je devais, non seulement à ce super djo, mais aussi, de façon générale, à tous les créatifs
du
Chaudron culturel
congolais
Je
Entretemps, Achille Ngoye, toujours aussi
exigeant avec lui-même, m'a transmis une nouvelle version de son texte... et j'ai, moi-même été amené à apporter des corrections au mien (à l'enrichir comme on dit) et à le faire précéder
d'un "avertissement"
me trouve à présent
dans l'obligation
pour des raisons d'ordre purement "technique": les deux textes, mis ensemble, comportent trop de caractères...
de "délocaliser" cette post-face
et d'en faire une "lettre d'information" à part
Pour lire la nouvelle d'Achille Ngoye dans sa version remaniée, cliquez sur:
http://jodi.over-blog.net/article-achille-ngoye-95375728.html
Pour d'autres informations sur Vié Ba Diamba (qui , dans certaines circonstances de temps et de lieu, se fait appeler Vieux Zumbel) cliquez sur:
http://kamundele.blogspot.com/2011/11/km-7-qui-est-vieux-zumbel.html
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Quel "chaudron culturel congolais"
?
par Vié ba Diamba
alias ddl
Avertissement
("a posteriori"... car posté après une première diffusion de mon texte en annexe à la nouvelle d'Achille
Ngoye CRASH TEST : LA METHODE C.K.
STAR)
Suite à un échange de courriels avec mon ami GdV (ton "chaudron culturel congolais" c'est un de tes beaux éloges à la "congolité". Mais bon,
bien sûr, qui me laisse perplexe. Il y a trois "chaudrons" dans ton texte, le culturel, le social, et le politique, et dont on voit mal les articulations...), j'apporte les précisions suivantes:
Au Congo comme ailleurs, la vie de tous les jours (et la politique aussi... que les gens font ou qui leur est faite) FAIT INTEGRALEMENT PARTIE de le culture !
Elle en est le fondement même, la base profonde et indispensable !
Mon texte sur le "chaudron culturel congolais" tendait précisément à établir et
- Apparemment, je n’y suis
parvenu ?
à mettre en évidence que ee “chaudron" commençait avec les ligablistes,
les catcheurs et les wewas... avant même (ou, à tout le moins, tout autant que) les dessinateurs-fabricants de cachets, les artistes coiffeurs, les musiciens... et les écrivains
!
Pour ne pas se contredire, il vaut mieux
se répéter, se répéter et se répéter encore...
Voici donc, à nouveau modifié et
- Et recomplété et recorrigé : c'est ainsi que Le Potentiel (dans lequel Yoka Lye
Mudaba publie ses confidences d'un chauffeur de ministre) redevient ce qu'il a toujours été, un quotidien !
très abondamment (et même abusivement ?) annoté, un textei descriptif de ceii« chaudron culturel congolais » dans
lequel ddl, aliasVié ba Diamba, est tombé depuis très longtemps... ce qui l'oblige à reconnaître
- Et (na nko ! na kanaye kaka !) à revendiquer avec orgueil !
son appartenanceiii à l’école congolaise de la dégoiseiv et, notamment, de l’écriture...
Ben oui, c'est au Congo, à
Kinshasa
- Où, pourtant, il
avait brûlé tous ses "manuscrits" en 1986 !
que ddl alias VbD a réappris à vivre et à écrire et c'est dans ce pays que l’envie, le goût (voire le talent ?) d'écrire lui sont revenus... le Kinshasa (toutes
générations
- Et à Kinshasa, tout bouge tout le temps... et ça n'arrête jamais... les mots aussi: les bills et les yankees deviennent des ballados... et puis, un beau jour, (originaires d'Angola ou de
l'avenue Bofala, dans la commune de Ngaba ?) arrivent les kulunas...
confondues...) des quados, des
kadhafis, des pombas, des ngembos et des shégués, des mastas et des kokobars...
celui de gens de tous les
jours, des taximen et des
wewas (dont on rapporte qu'ils seraient
d'anciens creuseurs réduits au chômage... et qui se seraient reconvertis dans un "nouveau métier" de substitution... qu'ils tendraient même à monopoliser... celui de transporteur de
personnes en taxis-motos), des pompistes, des conducteurs et des chargeurs de taxibus (qui ont définitivement supplanté les vieux fula-fula complètement
déglingués), des porteurs du Grand
Marché, du Beach Ngobila, des minoteries (Pain Victoire) ou des dépôts de ciment et
- Jalousie à bas ! Ecrasons lentement !
des « poussateurs » ou
- Surtout, pour raison d'homonymat, ceux qui bossent pour les entreprises DDL, ayant leur siège à Kintambo, sur le Kasa-Vubu !
tireurs de pousse-pousse...
celui des archevêques, bishops,
apôtres, prophètes et autres « représentants légaux » d’églises du réveil...
celui des chômeurs sans diplôme et des diplômés chômeurs...
celui des élèves des écoles privées qui se font conduire au cours en voiture et qui se moquent de leurs professeurs qui prennent le taxibus ou « font le pied »... ou, même, se déplacent à
vélo...
celui des tenanciers de bars et de cybercafés...
celui des électriciens, des plombiers,
des maçons, des carreleurs, des mécaniciens, des ferronniers, des fabricants de meubles et des fabricants de matelas...
celui des dépanneurs en informatique, des réparateurs de chaussures, des réparateurs de téléviseurs et des « frigoristes » (réparateurs de frigos et de
climatiseurs)...
celui des domestiques, des « nounous », des jardiniers et des sentinelles... et des chauffeurs particuliers...
celui des creuseurs de sable, des briquetiers et des casseurs de pierres, fabricants de caillasse...
celui de ceux qui se nourrissent de diata ou rongent des os de poulet (revendus en « bottes », à Kingabwa)... et qui ne savent pas toujours ce qu'ils vont pouvoir manger
demain...
celui des chefs de quartier, des
agents du service de l'hygiène, des agents de la Snel et de la Regideso, des « roulages », des mbilas, des ngandos... et des fonctionnaires mal payés depuis toujours et impayés depuis
quelques mois...
celui des fabricants de faux (et
de vrais) cachets et d’enseignes (et de visas pour Lola, le Paradis)...
celui des commerçantes du Marché Central ou du Marché Gambela (avenue du Sport, dans la commune de Kasa-Vubu), des « koborera » (qui "font la route du Bas-Congo"), des vendeurs de
téléphones de la place des Artistes (au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu), des vendeuses du marché « Baudouin » (dans la Cité des Anciens Combattants, à Binza Ozone) ou du Marché
Bayaka (au croisement des avenues Asosa et Kasa-Vubu, dans la commune de Ngiri-Ngiri) ou du Marché Somba Zigida (ou
- C’est plus érotique !
Simba Zigida) (au croisement de l’avenue Dima et de l’avenue du Plateau dans la commune de Kinshasa)...
celui des petites vendeuses de tas de tomates et de pili-pili sur le trottoir et des patronnes de ngandas
- On se retrouve chez Mère Anto, chez Tantine Ana ou au Nganda Césarine !
ou de malewas...
celui des vendeurs de noix de cola, d’œufs durs et d’aspirines à la sortie des bars, des Bana Mayi (commerçants d'« eau pure » en sachet ou en bouteille), des Bana Petrole, des vendeurs de
papiers mouchoirs, des vendeurs de cigarettes
- Spéciales ou ordinaires ?
à la tige, de boulettes de "nwa" (alias diamba) et de Supu na Tolo...
celui des basketteuses et des footballeurs, des catcheurs et des boxeuses...
celui des coiffeurs, des couturiers, des marchands
- A essayer sur place !
de lunettes dans la rue, des vendeurs et vendeuses de tombola bwaka (chaussures, sacs, vêtements, petites culottes...), des vendeurs-placeurs de faux-cils et des Bana Vernis, des
tresseuses
-
Songi-songi ?
-
Mabe !
réputées cancanières et dont on pourrait croire qu'elles « cherchent des poux dans la tête des gens »...
celui des sorciers qui (après avoir tâté du grand séminaire) sont devenus (avec la plus grande distinction) docteurs en sociologie ou en anthropologie d’une célèbre université catholique
romaine...
celui des militantes des droits de la femme et des manifestantes qui passent la nuit devant l' Ambassade des Etats-Unis... et celui des "rideaux ya ndako", des soeurs en Christ et des
« bureaux »... et celui des « ivecos », des « tiercés », des « londonniennes » et des « boma l’heure »... et celui des « momies », des
« nzele », des « petites kadogo » et
- Abuoo ?
-
Pia !
des « fioti-fioti »...
et aussi le Kinshasa des musiciens et des
sapeurs, des créateurs de bandes
dessinées, des concepteurs de motifs de pagnes, des sculpteurs et des peintres dits « populaires »...
celui de Luambo Makiadi (le « grand maître » absolu), Lutumba Ndomanueno alias « Simaro Masiya », Jeff Kabasele, Tabu Ley, Mpongo
Love, Verckys Kiamuangana Mateta (et Isaac Muzekiwa, un des tous premiers saxophonistes de la musique kinoise, écrasé par une voiture à la sortie du bar « La Samba », en traversant le
Kasa-Vuvu, vers 5 ou 6 heures du matin... et décédé des suites de cet accident, depuis déjà longtemps), Nyoka Longo, Lita Bembo, Papa Wemba, Pepe Kallé, Bozi Boziana, Evoloko Joker et Djuna
Djanana, Koffi Olomide, JB Mpiana et Werrasson, Fally Ipupa et Ferre Gola et tant d'autres...
celui d'Asimba Bathy, principal héritier de l'esprit qui animait à l'époque
- Asimba et Djemba Djeis m'ont dit envisager (avec Boyau Loyongo) de relancer le personnage d'Apolosa... en "lingala facile" ou en frangala, le "français facile de Kinshsasa", pour que la
série puisse être lue aussi ailleurs ! Waoow !
la revue « Jeunes pour
jeunes », fondateur de Yaya en association avec Disco Magazine, créateur et animateur principal de Kin Label...
celui de Mfumu'Eto 1er ,
Jason Kibiswa, Fati Kabuika …
celui de Chéri Samba, le pamphlétaire et le chroniqueur de la vie des hommes… le « peintre truculent » du dictionnaire Hachette… le complice de toujours...
celui de Sim-Simaro, Syms, Bodo et tant d'autres... celui d'Edingwe et de Maître Lopez... celui de Stervos
Niarcos alias Ngantshie
(le pape de la religion Kitendi), du
danseur Emoro, du Trio Dasufa
(Commandant Danga, Caporal Murumba Suplesse et Abula Ngando Fasco)... celui de Ray Lema et de Pascal Kongo, dit Paki, qui étaient grands amis lorsqu'ils jouaient ensemble dans les Yss Boys (avec
Bony, évidemment), puis au Bobongo... et qui, quelques années plus tard, se sont égarés, fourvoyés et définitivement éloignés l'un de l'autre dans l'aventure, étonnante et délirante, de la
création d'un opéra national (les « répétitions », très enfumées et quasiment paranoïaques, avaient lieu à la Fikin)... qui finalement n'a jamais vu le jour...
celui de "Qui
Saura", alias César Lumbu
- Rencontré, la toute première fois, au Self-Control, chez Fano, dans l'ancien bar de Maïtre Taureau, à Yolo !
de "Sardou", de Disco Magazine et de Biaka Press (34e rue, n°27 au quartier Kimbangu)... et de Champro King, alias "Champro-Mitterrand-de-Monaco" qui faisait couler le « Rio de
Suba-Suba » dans les couloirs de la « Tempeta de Oro », à l’entrée de Yolo-Nord, près de chez Djo Mali et de la maman de Marie Tumba Nzeza, à cent mètres du camp Kauka et (dans
l'autre sens) pas très loin non plus, surtout à pied, de la première maison kinoise de VbD, une maison « Fonds d’avance » qu'il avait louée à un fonctionnaire absolument charmant, frère
du défunt propriétaire de la baraque, dont VbD ignorait à l’époque qu’il était aussi « administrateur » d'un des principaux services de sécurité de Mobutu, au n° 16 de la rue de Mpangu
(a-t-elle changé de nom?), là-même où Jeff Kibonge Mafu Gento était venu, en fin d’après-midi, avec plusieurs joueurs de foot et des catcheurs sudistes
- Heureusement que tous les branleurs et les glandeurs du quartier (avec
lesquels VbD, Christophe Ngaï et Paki organisaient de grandes batailles de seaux d’eau) se sont mobilisés pour défendre leur « mundele madesu » ! Yolo-Nord contre Yolo-Sud !
VbD était pourtant un fervent supporter de l’équipe de Gento, non ?
- Quelle équipe ?
- Vita,
quoi ! alias V-Club !
- Pourquoi
Vita ?
- Parce que
Mandala Mandar qui était, à l'époque, l'ami, certes... mais aussi le DG de VbD, défendait les couleurs du Daring, alias Motema Pembe, eh !
donner une bonne leçon à ce bulanko dont on lui avait rapporté qu’il fréquentait Marie Moke et qu’il avait même déposé deux casiers de bière dans la parcelle d’un oncle, à Yolo-Sud, pour
« kokanga lopangu »...
celui aussi, aujourd'hui, des candidats aux élections (et à un emploi bien rémunéré), des « agents indélicats » de la Commission Nationale Electorale Indépendante et
des magistrats
- Rendant des arrêts "flash" !
inféodés aux autorités, des deux prestations de "serment constitutionnel", au courant de la même semaine, dans deux communes différentes (Ngaliema et Limete) de cette même ville de
Kinshasa...
celui des « fauteurs de troubles » et des « forces de l'ordre »...
et celui aussi de « conflits » violents (avec "destructions méchantes", pillages, cassages de gueules et
- Dans la presse dite "internationale" et dans les communiqués des organisations (tant nationales qu'internationales) de défense des droits de l'homme, on parle beaucoup (et à très juste
titre: les arrestations arbitraires, les brutalités policières et quelques tirs mortels, à balles réelles, des "Mura" de la Garde Républicaine, anciennement appelée Garde Présidentielle... ne
peuvent être niés et doivent être condamnés) des violences du "régime en place"... mais pratiquement jamais des violences (dans les Kasaï, à Kinshasa ou ailleurs... contre les militants du Palu,
les Kimbanguistes, etc) et des intimidations de l'opposition... Parce que cette opposition dite "démocratique"... mais particulièrement intolérante vis-à-vis de ceux (ils existent quand même !
tout le monde n'a pas voté partout en faveur du seul parti d'E.T., cela aussi est incontestable !) qui ont voté "autrement"... s'auto-proclame "non-violente" ? Bizarre, non ?
meurtres...) qui, quelquefois,
ressemblent presque à des guerres de religion (catholiques contre protestants et kimbanguistes... ou inversément... toutes les églises faisant à présent de la politique et chacune ayant,
apparemment, choisi son camp)...
celui de la prison de Makala... et celui des cachots, échappant au contrôle des parquets, de l'ANR, du bataillon PM du camp Kokolo, de l'Etat-major des Renseignements militaires (ex Demiap, à
savoir les services de "détection militaire des activités anti-patrie"), du camp Tshatshi, de l'immeuble GLM (ex Groupe Litho Moboti) où seraient également logés les chiens anti-émeutes et "terrorisants" de la « Brigade
canine » (bergers belliqueux et pitbulls patibulaires)... et du Palais de Marbre et de sa piscine « abandonnée, pleine de batraciens » où, d'après un communiqué de la « Voix
des Sans Voix pour les droits de l'homme », VSV, daté du 1 décembre 2011 (communiqué cité et commenté dans La Tempête des Tropiques du 22/12 et reproduit intégralement, notamment, dans Le
Satellite du 28/12) sept partisans de l'UDPS, nommément cités (à savoir Mukania Kalonji, Tshamala Lumbala, Jean-Claude Ntambwe, Bovic Buele, Rosky Sengambo, Alain Apamoto et Eliane Buele)
auraient été jetés par des éléments de la Garde Républicaine après avoir été arrêtés, le samedi 10 décembre, vers 6 heures du matin, brutalisés et passés à tabac, puis « embarqués à bord de
deux véhicules militaires de marque Jefang » et acheminés « derrière le Palais de Marbre »...
et enfin… bien sûr, on y arrive
- Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? Comment se taire encore ? Pourquoi continuer d'impatienter les gens (oh !) ?
on y arrive, on y est...
le Kinshasa des écrivains congolais de
la vie « au taux du jour »...
celui d'Achille
Ngoye (que les musiciens de Kinshasa,
dont il accompagnait les concerts et les tournées jusqu'aux petites heures de l'aube, appelaient "Père Ngoye"), créateur et animateur, dans les années 1968-1971, avec Freddy Mulongo, de
« Jeunes pour Jeunes », la revue mythique des bills et des yankees, dont les héros s'appelaient Apolosa, Kiwata, Mama Sakina et Mose Konzo, Sinatra
- S'opposant à Molok le gladiateur et l'affrontant avec vaillance !
le justicier du quartier, Durango, le brigadier Mongala... où se firent connaître, notamment, les dessinateurs et auteurs Boyau Loyongo, Lepa Mabila Saye, Bernard Mayo, Djemba Djeïs et Sima
Lukombo... Achille Ngoye racontant les nuits (musicales et autres) de Kinshasa dans le quotidien « Salongo » : des chroniques chaudes comme des mikate, signées N.T., qu'on
s'arrachait tous les matins... Achille Ngoye et ses romans et recueils de nouvelles, « Kin-la-joie, Kin-la-folie », « Agence Black Bafoussa », « Ballet noir à
Château-Rouge », « Sorcellerie à bout portant », « Yaba Terminus », « Big Balé »...
celui de Yoka Lye Mudaba, le « patron », l'incontournable, le stratège et le commandeur des croyants... et l'auteur, notamment, d'un recueil de nouvelles « Le fossoyeur », de très
célèbres « lettres d’un kinois à l’oncle du village » et, à présent, des « confidences de chauffeur de ministre » paraissant chaque semaine dans le quotidien « Le
Potentiel »
celui de Mweya Tol'ande qui signait Mweta, de Kis (feu Léon Kisinga M'Pemba) et de ses "commérages"…
et celui de la vague venue après
le Kinshasa de Vincent Lombume Kalimasi... le discret mais l'orgueilleux, l’insondable Vincent… le frère de Riva... et aussi l’ancien guitariste
- Erreur moko ya grave (faute na ngai te: c'est Google et Internet qui m'ont trompé, oh !) : VLK faisait partie de Mustang et non pas des Yss Boys ! Il n'y jouait pas de la guitare, il y
chantait (à la façon d'Otis Redding) !
des Yss Boys que tout le monde, à l’époque, appelait « Vince »… et qui était aussi, dit-on, le joyeux compagnon de sorties d’Evoloko Joker... Vince et ses « errances », son « bus
nommé Kin-la-belle », sa « légende du Roi Crapaud »... qui n’a rien d’un cadet et
- Alors même que VbD n'habitait pas trop loin de chez lui, sur Kanda-Kanda, Dibaya ou
Momboyo (tout près de chez Petit Jean) ! Presque un voisin, quoi !
que VbD s'étonne, encore aujourd'hui, d’avoir « rencontré » si tard...
celui de In Koli Jean Bofane, alias "Fossoyeur Jones"... et son « pourquoi le lion n'est plus le roi des animaux », ses "mathématiques congolaises"… et les nouveaux personnages hors
normes qu'il nous prépare, avec flegme et
- Ozala motema moto te ! Zela kaka !
sans impatience… dont un « pygmée de haute taille », avec téléphone cellulaire et ordinateur portable…
celui de Bibish M.-L.Mumbu... et ses « obsessions », son « j'y pense et puis je crie », sa « fratrie », ses « chansons sans air » et, bien sûr,
« Samantha à Kinshasa»... exilée depuis peu au Canada… et qui commence à manquer beaucoup à la ville de Kinshasa, à la commune de Bandalungwa, au quartier Synkin, à la rue Mbavu... et
réciproquement, sans aucun doute...
celui de Papy Maurice Mbwiti, ses « Béjarts », son « Billy les kids » et le surprenant « Moziki littéraire » qu'il vient de lancer avec Bibish Mumbu et Finasser
Mwamba...
et celui de tant d'autres soeurs et
frères en arts pratiqués
"autrement"...
celui de Freddy Tsimba qui continue de ferrailler, découper, souder, « écrire »... avec toujours autant de puissance et d'obstination… non seulement à la roquette et au fusil mitrailleur… ou même
à la machette... mais aussi
- A la cuiller et à la fourchette !
avec tendresse... même lorsqu'il s'agit d'une partie de « viol armé » ou d'une séance d'humiliation de captifs
- Seulement coupables d'être pauvres et d'avoir eu faim... ou d'avoir voulu vivre
ailleurs... ou de penser autrement ?
alignés, les mains en l'air et les jambes écartées, plaqués contre un mur, déculottés... ou encore d'un « spectacle-sculpture », muet et assourdissant, mettant en scène une voiture
désossée, transparente, sans moteur, poussée par une dizaine d'hommes-fantômes... faméliques mais solidaires et déterminés... dont on ne sait pas où ils vont mais on ne doute pas
- Ata ndele mokili ekobaluka !
qu'ils y arriveront...
celui des comédiens des troupes "Salongo" (Mayimputu Kwedi, Mabele, Ndungi Mambimbi alias "Masumu") ou "Minzoto" (Likwanganzale, Kimbanseke)...
celui de tant d'autres peintres, dessinateurs, chorégraphes et cinéastes de talent, Moseka Yogo Ambake, Barly Baruti, Hallain Paluku, Aimé Mpane, Faustin Linyekula, Djo Munga, Bakupa Kanyinda
Balufu, Ngangura Mweze, Kibushi Ndjate Wooto...
celui de ces anciens kinois
- Tous anciens Kinois devenus ensuite des bruxellois (ou des brukinois) ? Pas tous ! Il y a sans doute des Bukaviens, des Lushois et des Bomatraciens parmi eux !
qui se nomment
- Et VbD en oublie certainement ! Parmi les meilleurs et les plus renommés... et les plus acariâtres et les plus rancuniers ? Aïe ! Faute ya Alzheimer (ou accident de Bonana ?) ! On les
citera plus tard... quand leurs noms reviendront ! Sinon, ils vont tous se fâcherr ! Que Mwana Danzé se porte vitement au secours de la mémoire défaillante de VbD, oh !
- Qui ça ? On peut aider ? Vieux
Henri et Hono, Bruno Kasonga, Elisabeth Lusinde, Monique Fodderie, Césarine Bolya Sinatu, Justin Kankwenda Mbaya, Roger Mazanza, Passina Bula-Bula, Cornélis Nlandu, Joseph Nzau Seke, Christine
Iyofe Isasi, Henri Boma, Omba Nzema, Anselme Kaleme Tampi, Franck Ngbanzo, Indirah Osumba, Denis Nanga, Dunia Sendwe, Louise-Marie Bolela, Valérie Kanza, Daddy Kasa-Vubu, Joseph Kayomb, Nicole
Bofunda, Hélène Madinda, Maurice Mbiye-Beya, Kabu Mwape, Jean Omasombo, Michel Kalenda, Ben Mavinga, Denis Kabiona Kaseke, Hubert Kabambi, Criso Kitenge, Filip Tambwe, François Okito, Marie-José
Engulu, Nancy Lokota, Denise Mputu, Arnaud Malebe, Tchim Tabaro, Max Ngbanzo la Mangale, Ima Mukakimanuka, Laetitia Kalimbiriro, Tchen Mukazi, Marceline Madoki, Germain Mukendi, Justin Mayimba,
Robert Ekofo, Médard Tambwe, Malou Moninga, Maddy Tiembe, Rachel Mpanu-Mpanu, Antoinette Safu Mbakata et Ana Lanzas (alias Mwana Danzé) ?
- Meunon, pas eux ! Pas ceux-là (et surtout pas celle-ci, quand même) ! On veut bien les saluer, toutes et tous (dans le cadre des « mabanga de la nouvelle année » !)... mais ce ne
sont pas (quoique, Germain, Daddy... et quelques autres aussi qui, comme Christine, ont une plume ou un pinceau qu'ils cachent au fond de leurs poches ou dans leur sac...) des artistes, ces
gens-là ! Et parmi eux, il y en a même qui sont devenus Français... ou Américains ou Canadiens, oh !
Dizzy Mandjeku Lengo, Sylvie Nawasadio, Nicole Letuppe, Dieudos Makwanzi Minzamba Duki, Yannick Nkoy, Jean-Paul Kilosho, Alonzo Baba, Kungu Luziamu, Dread Litoko (le slammer... mais qui ne veut
pas qu'on le dise !), Jeanjou Kawende, Raymond Suke Nzanga... et Dieudonné Kabongo qui vient de nous quitter...
et le Kinshasa aussi d'un
Lushois, Fiston Nasser Mwanza Mujila...
pas tout à fait kinois, certes...
- Seul Lushois parmi tant de Bana Leo ?
mais cependant très proche... ses « ex » et son « bouger », son « corps vide », ses « craquelures »... et dont le mandat de stadtschreiber de la ville de
Graz est arrivé à expiration depuis longtemps, mais qui
- Pour combien de temps encore ? Et auprès de qui (si on peut se permettre d'être indiscret) ?
semble, pour l'instant, s'être fixé en Autriche
sans oublier, avant tous les
autres
- C'est la raison pour laquelle (ou serait-ce par élégance... ou par modestie ?) il se permet de laisser, sans crainte,
tout le monde se bousculer devant lui ? Il est le (tout) premier et ne cessera jamais de l'être ! Une interface et un passeur ! Celui qui entend les logiques des uns et des autres, transpose,
transcende, opère des synthèses équilibrées ! Celui qui propose un chemin, mène sur la voie, conduit, accompagne, soutient !
le Kinshasa du premier véritable "éditeur" de VbD, Anastase Nzeza
Bilakila qui a fait découvrir "sa ville" et son pays à un VbD qui venait d'arriver au Congo
(et qui ne s'appelait encore, à l'époque... que ddl) et fût la première personne à avoir manifesté de l'intérêt pour certains des textes de VbD et
- Ya Nze était un véritable « éditeur »… qui prenait des risques et ne cherchait pas à
se conformer à un marché… et qui publiait des textes lorsqu’il les appréciait... pour que d’autres puissent les lire aussi... tout
simplement...
à les avoir "rendus accessibles à un public"…
Voici doncv les maîtres et les maîtresses de Vié ba
Diamba !
à Kinshasa,
au Congo...
i A propos du « chaudron culturel congolais »: il s'agissait, au départ d' une dépêche de l'agence de presse privée « Ana et
le Congo », AnaCo, série 2 : « Je suis le Président-fondateur de la branche congolaise de la famille », la Bracofa ; cette dépêche a été publiée
dans un
des fascicules (ddl.textes 1) produits par La Maison du Livre à l'occasion de la rencontre littéraire « Bibish Mumbu vs
Didier de Lannoy», arbitrée par In Koli Jean Bofane et organisée à la MDL, en date du 10 octobre 2007, dans le cadre de la manifestation culturelle Yambi ; cette première version a ensuite
été « remaniée » et diffusée sur le "blog de Jodi", le 24 août 2009.
ii Quel « chaudron culturel congolais » ? Il en existe d'autres,
évidemment
- Ce chaudron-ci auquel VbD se réfère est, en effet, particulièrement kinois et « englobant » (même Fiston Nasser Mwanza, le Lushois se serait laissé
séduire... à moins que, à l'inverse... mais ce n'est pas incompatible... il ne se soit approprié Kinshasa ?) ! Et très empreint de « kinoiseries », urbaines, irrévérencieuses,
contestataires et même, quelquefois, libertines et mécréantes... qui ne sont pas toujours appréciées « à l'intérieur du pays » et dans certaines « cercles » et milieux
!
ailleurs, un peu partout, à proximité des « missions », des « séminaires », des instituts supérieurs pédagogiques et des universités... à Kikwit, à Gungu, à Idiofa, à Lodja,
à Kananga, à Mbuji-Mayi, à Uvira, à Bukavu, à Butembo, à Bunia, à Kisangani, à Isiro, à Buta, à Gemena, à Mbandaka, à Mbanza-Ngungu, à Matadi, à Boma, à Kamina, à Likasi et, surtout, à
Lubumbashi... et aussi, bien sûr, dans différents pays du monde, au sein de la diaspora zaïro-congolaise... En ce qui concerne la production littéraire de la RDC, on ne peut pas, effectivement,
passer sous silence les buku ou, si on préfère, les "oeuvres littéraires"
- Sans oublier, évidemment, celles des grands anciens, Antoine-Roger Bolamba et Paul Lomami Tshibamba !
de V. Y. Mudimbe, Matala Mukadi Tshiakatumba, Zamenga Betukezanga, Charles Djungu Simba, Clémentine Nzuji-Faïk, Antoine Tshitungu Kongolo, Muepu Muamba, Mukala Kadima-Nzuji, Mobyem Mikanza,
Bolya Baenga, Georges Ngal, Kama Sywor Kamanda, Pius Ngandu-Nkashama, José Tshisungu wa Tshisungu, Pie Tshibanda, Emongo Lomomba, Jean-Claude Kangomba Lulamba, Monique Phoba... et tant
d'autres... mais ces écrivains, souvent plus « classiques », relèvent d'autres "esthétiques formelles" et/ou d'autres écoles d'écriture, moins
- Moins « kinoises », quoi !
subversives peut-être (mais ce n'est pas sûr...) et certainement moins "déjantées" ! Ils n'en ont pas moins toute leur place
- Enorme!
et tout leur valeur
- Incontestable !
dans la littérature de la République Démocratique du Congo...
iii Très loin
- Aussi loin que possible !
des écrivassiers de son Europe natale, des "écrivains-vains", faiseurs de livres, remplis d'eux-mêmes, "faux bato" (faux
philosophes, faux aventuriers et faux amants), sans style ni passions, nombrilistes de leur cul, jamais poussés par aucune nécessité ni par aucune exigence, seulement soucieux de leur
« gloire » et de leur pognon...
iv Comment peut-on bien traduire en lingala, le verbe « tchatcher » ? Comment exprimer l'art de la tchatche et le bagou des gens de Kinshasa ? Ce talent-là
de celui et de celle, ndomboleur à Bandal-Tshibangu ou vendeuse de diata à Kingabwa, « kuluna » à Ngaba ou chef de travaux à l'Unikin, écrivaine de la « vie au taux du
jour » des gens de son quartier (de ceux qui ne roulent pas en 4x4 climatisée avec vitres fumées mais qui se déplacent en taxibus... ou
- Nawuti Kingasani ya Suka na makolo tiiiiiiiiii
na Zando ya Munene !
à pied, d'un coin de la ville à
l'autre...) ou journaliste-quado débrouillard (à la recherche d'un bon client et d'un « coupage » bien rémunéré), dont on dira que « aza na litoyi... na monoko
mpe ! » ? Kobeta masolo (rapporter, raconter), kotia litoyi (draguer), kosala monzele (s'habiller avec élégance), kobeta tolo (se vanter), kobeta tshangi (squiver), kobuka
lokuta (raconter des mensonges), koyoka zuwa (être jaloux), kozua kanda (se fâcher), komeka mozindo (provoquer), kozanga ndoyi (ne pas avoir son pareil), kokweya ndeke (tomber amoureux),
koyokela mawa (avoir pitié) ? Un peu de tout ça ?
v Tous genres, âges, tailles, races, spécialités ou
- On dirait un catalogue de films pornos, oh ! pourrait s'inquiéter Esprit y Mofiti ... ou un plateau de fromages belges (si, ça existe !), non ?
- E bongo !
sexes confondus...
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http://jodi.over-blog.net/article-restez-bien--39731236.html(dernière dépêche,
diffusée en novembre 2009, du blog de Jodi sous son ancienne forme)
