Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 17:46

 

Jodi, le blog

Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu*, depuis janvier 2011... un « blog littéraire », peut-être ? Meuuuuuunon ! Omona wapi ? Une toute simple, très banale et sans prétention...

Lettre d'information
Soki News of the World ? Soki B.I., soki mabanga !

Didier de Lannoy
2012


Autres fronts :
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Les Cookies? Cliquez sur: http://haikookies.blogspot.com/
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J'ai diffusé précédemment sur le "blog de Jodi"
CRASH TEST : LA METHODE C.K. STAR
une nouvelle "terrible" de l'écrivain

 

Achille Ngoye


en rappelant, dans une post-face signée Vié ba Diamba, alias ddl,  tout ce que je devais, non seulement à ce super djo, mais aussi, de façon générale, à tous les créatifs du

Chaudron culturel congolais

 

 

 

Je
Entretemps, Achille Ngoye, toujours aussi exigeant avec lui-même, m'a transmis une nouvelle version  de son texte... et j'ai, moi-même été amené à apporter des corrections au mien (à l'enrichir comme on dit) et à le faire précéder d'un "avertissement"
me trouve à présent dans l'obligation
pour des raisons d'ordre purement "technique": les deux textes, mis ensemble, comportent trop de caractères...
de "délocaliser" cette post-face
et d'en faire une "lettre d'information" à part
 

Pour lire la nouvelle d'Achille Ngoye dans sa version remaniée, cliquez sur:
http://jodi.over-blog.net/article-achille-ngoye-95375728.html

 

Pour d'autres informations sur Vié Ba Diamba (qui , dans certaines circonstances de temps et de lieu, se fait appeler Vieux Zumbel) cliquez sur:
http://kamundele.blogspot.com/2011/11/km-7-qui-est-vieux-zumbel.html

 

   

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Quel "chaudron culturel congolais" ?

par
Vié ba Diamba

alias ddl

Avertissement
("a posteriori"... car posté après une première diffusion de mon texte en annexe à  la nouvelle d'Achille Ngoye
CRASH TEST : LA METHODE C.K. STAR)

Suite à un échange de courriels avec mon ami GdV (
ton "chaudron culturel congolais" c'est un de tes beaux éloges à la "congolité". Mais bon, bien sûr, qui me laisse perplexe. Il y a trois "chaudrons" dans ton texte, le culturel, le social, et le politique, et dont on voit mal les articulations...), j'apporte les précisions suivantes:
Au Congo comme ailleurs, la vie de tous les jours (et la politique aussi... que les gens font ou qui leur est faite) FAIT INTEGRALEMENT PARTIE de le culture !
Elle en est le fondement même, la base profonde et indispensable !
Mon texte sur le "chaudron culturel congolais"  tendait précisément à établir et

- Apparemment, je n’y suis parvenu ?
à mettre en évidence que ee “chaudron"  commençait avec les ligablistes, les catcheurs et les wewas... avant même (ou, à tout le moins, tout autant que) les dessinateurs-fabricants de cachets, les artistes coiffeurs, les musiciens... et les écrivains !

 

Pour ne pas se contredire, il vaut mieux se répéter, se répéter et se répéter encore...
Voici donc, à nouveau modifié et
- Et recomplété et recorrigé : c'est ainsi que Le Potentiel (dans lequel Yoka Lye Mudaba publie ses confidences d'un chauffeur de ministre) redevient ce qu'il a toujours été, un quotidien !
très abondamment (et même abusivement ?) annoté, un textei
  descriptif de ceii« chaudron culturel congolais » dans lequel ddl, aliasVié ba Diamba, est tombé depuis très longtemps... ce qui l'oblige à reconnaître
- Et (na nko ! na kanaye kaka !) à revendiquer avec orgueil !

son appartenanceiii à
l’école congolaise de la dégoiseiv et, notamment, de l’écriture...


 
Ben oui, c'est au Congo, à Kinshasa
- Où, pourtant, il avait brûlé tous ses "manuscrits" en 1986 !
que ddl alias VbD a réappris à vivre et à écrire et c'est dans ce pays que l’envie, le goût (voire le talent ?) d'écrire lui sont revenus... le Kinshasa (toutes générations

- Et à Kinshasa, tout bouge tout le temps... et ça n'arrête jamais... les mots aussi: les bills et les yankees deviennent des ballados... et puis, un beau jour, (originaires d'Angola ou de l'avenue Bofala, dans la commune de Ngaba ?) arrivent les kulunas...

confondues...) des
quados, des kadhafis, des pombas, des ngembos et des shégués, des mastas et des kokobars...

celui de gens de tous les jours, des taximen et des wewas (dont on rapporte qu'ils seraient d'anciens creuseurs réduits au chômage...  et qui se seraient reconvertis dans un "nouveau métier" de substitution... qu'ils tendraient même à monopoliser... celui de transporteur de personnes en taxis-motos), des pompistes, des conducteurs et des chargeurs de taxibus (qui ont définitivement supplanté les vieux fula-fula complètement déglingués), des porteurs du Grand Marché, du Beach Ngobila, des minoteries (Pain Victoire) ou des dépôts de ciment et
- Jalousie à bas ! Ecrasons lentement !
des « poussateurs » ou
- Surtout, pour raison d'homonymat, ceux qui bossent pour les entreprises DDL, ayant leur siège à Kintambo, sur le Kasa-Vubu !
tireurs de pousse-pousse...
celui
des archevêques, bishops, apôtres, prophètes et autres « représentants légaux » d’églises du réveil...
celui des chômeurs sans diplôme et des diplômés chômeurs...
celui des élèves des écoles privées qui se font conduire au cours en voiture et qui se moquent de leurs professeurs qui prennent le taxibus ou « font le pied »... ou, même, se déplacent à vélo...
celui des tenanciers de bars et de cybercafés...
celui
des électriciens, des plombiers, des maçons, des carreleurs, des mécaniciens, des ferronniers, des fabricants de meubles et des fabricants de matelas...
celui des dépanneurs en informatique, des réparateurs de chaussures, des réparateurs de téléviseurs et des « frigoristes » (réparateurs de frigos et de climatiseurs)...

celui des domestiques, des « nounous », des jardiniers et des sentinelles... et des chauffeurs particuliers...
celui des creuseurs de sable, des briquetiers et des casseurs de pierres, fabricants de caillasse...
celui de ceux qui se nourrissent de diata ou
rongent des os de poulet (revendus en « bottes », à Kingabwa)... et qui ne savent pas toujours ce qu'ils vont pouvoir manger demain...
c
elui des chefs de quartier, des agents du service de l'hygiène, des agents de la Snel et de la Regideso, des « roulages », des mbilas, des ngandos... et des fonctionnaires mal payés depuis toujours et impayés depuis quelques mois...
  

 

celui des fabricants de faux (et de vrais) cachets et d’enseignes (et de visas pour Lola, le Paradis)...
celui des commerçantes du Marché Central ou du Marché Gambela (avenue du Sport, dans la commune de Kasa-Vubu), des « koborera » (qui "font la route du Bas-Congo"), des vendeurs de téléphones de la place des Artistes (au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu), des vendeuses du marché « Baudouin » (dans la Cité des Anciens Combattants, à Binza Ozone) ou du Marché Bayaka (au croisement des avenues Asosa et Kasa-Vubu, dans la commune de Ngiri-Ngiri) ou du Marché Somba Zigida (ou
- C’est plus érotique !
Simba Zigida) (au croisement de l’avenue Dima et de l’avenue du Plateau dans la commune de Kinshasa)...
celui des petites vendeuses de tas de tomates et de pili-pili sur le trottoir et des patronnes de ngandas

- On se retrouve chez Mère Anto, chez Tantine Ana ou au Nganda Césarine !

ou de malewas...
celui des vendeurs de noix de cola, d’œufs durs et d’aspirines à la sortie des bars, des Bana Mayi (commerçants d'« eau pure » en sachet ou en bouteille), des Bana Petrole, des vendeurs de papiers mouchoirs, des vendeurs de cigarettes
- Spéciales ou ordinaires ?
à la tige, de boulettes de "nwa" (alias diamba) et de Supu na Tolo...
celui des basketteuses et des footballeurs, des catcheurs et des boxeuses...
celui des coiffeurs, des couturiers, des marchands
- A essayer sur place !
de lunettes dans la rue, des vendeurs et vendeuses de tombola bwaka (chaussures, sacs, vêtements, petites culottes...), des vendeurs-placeurs de faux-cils et des Bana Vernis, des tresseuses
- Songi-songi ?
- Mabe !
réputées cancanières et dont on pourrait croire qu'elles « cherchent des poux dans la tête des gens »...
celui des sorciers qui (après avoir tâté du grand séminaire) sont devenus (avec la plus grande distinction) docteurs en sociologie ou en anthropologie d’une célèbre université catholique romaine...
celui des militantes des droits de la femme et des manifestantes qui passent la nuit devant l' Ambassade des Etats-Unis... et celui des "rideaux ya ndako", des soeurs en Christ et des « bureaux »... et celui des « ivecos », des « tiercés », des « londonniennes » et des « boma l’heure »... et celui des « momies », des « nzele », des « petites kadogo » et
- Abuoo ?
- Pia !
des « fioti-fioti »...


et aussi le Kinshasa des musiciens et des sapeurs, des créateurs de bandes dessinées, des concepteurs de motifs de pagnes, des sculpteurs et des peintres dits « populaires »...
celui de Luambo Makiadi (le « grand maître » absolu), Lutumba Ndomanueno alias « Simaro Masiya », Jeff Kabasele, Tabu Ley, Mpongo Love
, Verckys Kiamuangana Mateta (et Isaac Muzekiwa, un des tous premiers saxophonistes de la musique kinoise, écrasé par une voiture à la sortie du bar « La Samba », en traversant le Kasa-Vuvu, vers 5 ou 6 heures du matin... et décédé des suites de cet accident, depuis déjà longtemps), Nyoka Longo, Lita Bembo, Papa Wemba, Pepe Kallé, Bozi Boziana, Evoloko Joker et Djuna Djanana, Koffi Olomide, JB Mpiana et Werrasson, Fally Ipupa et Ferre Gola et tant d'autres...
celui d'Asimba Bathy, principal héritier de l'esprit qui animait à l'époque
- Asimba et Djemba Djeis m'ont dit envisager (avec Boyau Loyongo) de relancer le personnage d'Apolosa... en "lingala facile" ou en frangala, le "français facile de Kinshsasa", pour que la série puisse être lue aussi ailleurs ! Waoow !

la revue « Jeunes pour jeunes », fondateur de Yaya en association avec Disco Magazine, créateur et animateur principal de Kin Label...
celui de Mfumu'Eto 1er
 , Jason Kibiswa, Fati Kabuika … 
celui de Chéri Samba, le pamphlétaire et le chroniqueur de la vie des hommes… le « peintre truculent » du dictionnaire Hachette… le complice de toujours...
celui de Sim-Simaro, Syms, Bodo et tant d'autres... celui d'Edingwe et de Maître Lopez... celui de
Stervos Niarcos alias Ngantshie (le pape de la religion Kitendi), du danseur Emoro, du Trio Dasufa (Commandant Danga, Caporal Murumba Suplesse et Abula Ngando Fasco)... celui de Ray Lema et de Pascal Kongo, dit Paki, qui étaient grands amis lorsqu'ils jouaient ensemble dans les Yss Boys (avec Bony, évidemment), puis au Bobongo... et qui, quelques années plus tard, se sont égarés, fourvoyés et définitivement éloignés l'un de l'autre dans l'aventure, étonnante et délirante, de la création d'un opéra national (les « répétitions », très enfumées et quasiment paranoïaques, avaient lieu à la Fikin)... qui finalement n'a jamais vu le jour...

celui de "Qui Saura", alias César Lumbu
- Rencontré, la toute première fois, au Self-Control, chez Fano, dans l'ancien bar de Maïtre Taureau, à Yolo !
de "Sardou", de Disco Magazine et de Biaka Press (34e rue, n°27 au quartier Kimbangu)... et de Champro King, alias "Champro-Mitterrand-de-Monaco" qui faisait couler le « Rio de Suba-Suba » dans les couloirs de la « Tempeta de Oro », à l’entrée de Yolo-Nord, près de chez Djo Mali et de la maman de Marie Tumba Nzeza, à cent mètres du camp Kauka et (dans l'autre sens) pas très loin non plus, surtout à pied, de la première maison kinoise de VbD, une maison « Fonds d’avance » qu'il avait louée à un fonctionnaire absolument charmant, frère du défunt propriétaire de la baraque, dont VbD ignorait à l’époque qu’il était aussi « administrateur » d'un des principaux services de sécurité de Mobutu, au n° 16 de la rue de Mpangu (a-t-elle changé de nom?), là-même où Jeff Kibonge Mafu Gento était venu, en fin d’après-midi, avec plusieurs joueurs de foot et des catcheurs sudistes
- Heureusement que tous les branleurs et les glandeurs du quartier (avec lesquels VbD, Christophe Ngaï et Paki organisaient de grandes batailles de seaux d’eau) se sont mobilisés pour défendre leur « mundele madesu » ! Yolo-Nord contre Yolo-Sud ! VbD était pourtant un fervent supporter de l’équipe de Gento, non ?
- Quelle équipe ?
- Vita, quoi ! alias V-Club !
- Pourquoi Vita ?
- Parce que Mandala Mandar qui était, à l'époque, l'ami, certes... mais aussi le DG de VbD, défendait les couleurs du Daring, alias Motema Pembe, eh !
donner une bonne leçon à ce bulanko dont on lui avait rapporté qu’il fréquentait Marie Moke et qu’il avait même déposé deux casiers de bière dans la parcelle d’un oncle, à Yolo-Sud, pour « kokanga lopangu »...


celui aussi, aujourd'hui, des candidats aux élections (et à un emploi bien rémunéré), des « agents indélicats » de la Commission Nationale Electorale Indépendante et des magistrats
- Rendant des arrêts "flash" !
inféodés aux autorités, des deux prestations de "serment constitutionnel", au courant de la même semaine, dans deux communes différentes (Ngaliema et Limete) de cette même ville de Kinshasa...
celui des « fauteurs de troubles » et des « forces de l'ordre »...
et celui aussi de « conflits » violents (avec "destructions méchantes", pillages,
cassages de gueules et 
- Dans la presse dite "internationale" et dans les communiqués des organisations (tant nationales qu'internationales) de défense des droits de l'homme, on parle beaucoup (et à très juste titre: les arrestations arbitraires, les brutalités policières et quelques tirs mortels, à balles réelles, des "Mura" de la Garde Républicaine, anciennement appelée Garde Présidentielle... ne peuvent être niés et doivent être condamnés) des violences du "régime en place"... mais pratiquement jamais des violences (dans les Kasaï, à Kinshasa ou ailleurs... contre les militants du Palu, les Kimbanguistes, etc) et des intimidations de l'opposition... Parce que cette opposition dite "démocratique"... mais particulièrement intolérante vis-à-vis de ceux (ils existent quand même ! tout le monde n'a pas voté partout en faveur du seul parti d'E.T., cela aussi est incontestable !) qui ont voté "autrement"... s'auto-proclame "non-violente" ? Bizarre, non ?
meurtres...
) qui, quelquefois, ressemblent presque à des guerres de religion (catholiques contre protestants et kimbanguistes... ou inversément... toutes les églises faisant à présent de la politique et chacune ayant, apparemment, choisi son camp)...
celui de la prison de Makala... et celui des cachots, échappant au contrôle des parquets, de l'ANR, du bataillon PM du camp Kokolo, de l'Etat-major des Renseignements militaires (ex Demiap, à savoir les services de "détection militaire des activités anti-patrie"), du camp Tshatshi, de l'immeuble GLM (ex Groupe Litho Moboti)
où seraient également logés les chiens anti-émeutes et "terrorisants" de la « Brigade canine » (bergers belliqueux et pitbulls patibulaires)... et du Palais de Marbre et de sa piscine « abandonnée, pleine de batraciens » où, d'après un communiqué de la « Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme », VSV, daté du 1 décembre 2011 (communiqué cité et commenté dans La Tempête des Tropiques du 22/12 et reproduit intégralement, notamment, dans Le Satellite du 28/12) sept partisans de l'UDPS, nommément cités (à savoir Mukania Kalonji, Tshamala Lumbala, Jean-Claude Ntambwe, Bovic Buele, Rosky Sengambo, Alain Apamoto et Eliane Buele) auraient été jetés par des éléments de la Garde Républicaine après avoir été arrêtés, le samedi 10 décembre, vers 6 heures du matin, brutalisés et passés à tabac, puis « embarqués à bord de deux véhicules militaires de marque Jefang » et acheminés « derrière le Palais de Marbre »...


et enfin… bien sûr, on y arrive
- Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? Comment se taire encore  ? Pourquoi continuer d'impatienter les gens (oh !) ?

on y arrive, on y est...
le Kinshasa des écrivains congolais de la vie « au taux du jour »... 
celui d'Achille Ngoye (que les musiciens de Kinshasa, dont il accompagnait les concerts et les tournées jusqu'aux petites heures de l'aube, appelaient "Père Ngoye"), créateur et animateur, dans les années 1968-1971, avec Freddy Mulongo, de « Jeunes pour Jeunes », la revue mythique des bills et des yankees, dont les héros s'appelaient Apolosa, Kiwata, Mama Sakina et Mose Konzo, Sinatra
- S'opposant à Molok le gladiateur et l'affrontant avec vaillance  !

le justicier du quartier, Durango, le brigadier Mongala... où se firent connaître, notamment, les dessinateurs et auteurs Boyau Loyongo, Lepa Mabila Saye, Bernard Mayo, Djemba Djeïs et Sima Lukombo... Achille Ngoye racontant les nuits (musicales et autres) de Kinshasa dans le quotidien « Salongo » : des chroniques chaudes comme des mikate, signées N.T., qu'on s'arrachait tous les matins... Achille Ngoye et ses romans et recueils de nouvelles, « Kin-la-joie, Kin-la-folie », « Agence Black Bafoussa », « Ballet noir à Château-Rouge », « Sorcellerie à bout portant », « Yaba Terminus », « Big Balé »...
celui de Yoka Lye Mudaba, le « patron », l'incontournable, le stratège et le commandeur des croyants... et l'auteur, notamment, d'un recueil de nouvelles « Le fossoyeur », de très célèbres « lettres d’un kinois à l’oncle du village » et, à présent, des « confidences de chauffeur de ministre » paraissant chaque semaine dans le quotidien « Le Potentiel »
celui de Mweya Tol'ande qui signait Mweta, de Kis (feu Léon Kisinga M'Pemba) et de ses "commérages"…


et celui de la vague venue après
le Kinshasa de Vincent Lombume Kalimasi... le discret mais l'orgueilleux, l’insondable Vincent… le frère de Riva... et aussi l’ancien guitariste
- Erreur moko ya grave (faute na ngai te: c'est Google et Internet qui m'ont trompé, oh !) : VLK faisait partie de Mustang et non pas des Yss Boys ! Il n'y jouait pas de la guitare, il y chantait (à la façon d'Otis Redding) !
des Yss Boys que tout le monde, à l’époque, appelait « Vince »… et qui était aussi, dit-on, le joyeux compagnon de sorties d’Evoloko Joker... Vince et ses « errances », son « bus nommé Kin-la-belle », sa « légende du Roi Crapaud »... qui n’a rien d’un cadet et
- Alors même que VbD n'habitait pas trop loin de chez lui, sur Kanda-Kanda, Dibaya ou Momboyo (tout près de chez Petit Jean) ! Presque un voisin, quoi !
que VbD s'étonne, encore aujourd'hui, d’avoir « rencontré » si tard...
celui de In Koli Jean Bofane, alias "Fossoyeur Jones"... et son « pourquoi le lion n'est plus le roi des animaux », ses "mathématiques congolaises"… et les nouveaux personnages hors normes qu'il nous prépare, avec flegme et
- Ozala motema moto te ! Zela kaka !
sans impatience… dont un « pygmée de haute taille », avec téléphone cellulaire et ordinateur portable…
celui de Bibish M.-L.Mumbu... et ses « obsessions », son « j'y pense et puis je crie », sa « fratrie », ses « chansons sans air » et, bien sûr, « Samantha à Kinshasa»... exilée depuis peu au Canada… et qui commence à manquer beaucoup à la ville de Kinshasa, à la commune de Bandalungwa, au quartier Synkin, à la rue Mbavu... et réciproquement, sans aucun doute...
celui de Papy Maurice Mbwiti, ses « Béjarts », son « Billy les kids » et le surprenant « Moziki littéraire » qu'il vient de lancer avec Bibish Mumbu et Finasser Mwamba...

et celui de tant d'autres soeurs et frères en arts pratiqués "autrement"...
celui de Freddy Tsimba qui continue de ferrailler, découper, souder, « écrire »... avec toujours autant de puissance et d'obstination… non seulement à la roquette et au fusil mitrailleur… ou même à la machette... mais aussi

- A la cuiller et à la fourchette !

avec tendresse... même lorsqu'il s'agit d'une partie de « viol armé » ou d'une séance d'humiliation de captifs
- Seulement coupables d'être pauvres et d'avoir eu faim... ou d'avoir voulu vivre ailleurs... ou de penser autrement ?
alignés, les mains en l'air et les jambes écartées, plaqués contre un mur, déculottés... ou encore d'un « spectacle-sculpture », muet et assourdissant, mettant en scène une voiture désossée, transparente, sans moteur, poussée par une dizaine d'hommes-fantômes... faméliques mais solidaires et déterminés... dont on ne sait pas où ils vont mais on ne doute pas
- Ata ndele mokili ekobaluka !
qu'ils y arriveront...
celui des comédiens des troupes "Salongo" (Mayimputu Kwedi, Mabele, Ndungi Mambimbi alias "Masumu") ou "Minzoto" (Likwanganzale, Kimbanseke)...
celui de tant d'autres peintres, dessinateurs, chorégraphes et cinéastes de talent, Moseka Yogo Ambake, Barly Baruti, Hallain Paluku, Aimé Mpane, Faustin Linyekula, Djo Munga, Bakupa Kanyinda Balufu, Ngangura Mweze, Kibushi Ndjate Wooto...

celui de ces anciens kinois
- Tous anciens Kinois devenus ensuite des bruxellois (ou des brukinois) ? Pas tous ! Il y a sans doute des Bukaviens, des Lushois et des Bomatraciens parmi eux !
qui se nomment
- Et VbD en oublie certainement ! Parmi les meilleurs et les plus renommés... et les plus acariâtres et les plus rancuniers ? Aïe ! Faute ya Alzheimer (ou accident de Bonana ?) ! On les citera plus tard... quand leurs noms reviendront ! Sinon, ils vont tous se fâcherr ! Que Mwana Danzé se porte vitement au secours de la mémoire défaillante de VbD, oh !
- Qui ça ? On peut aider ?
Vieux Henri et Hono, Bruno Kasonga, Elisabeth Lusinde, Monique Fodderie, Césarine Bolya Sinatu, Justin Kankwenda Mbaya, Roger Mazanza, Passina Bula-Bula, Cornélis Nlandu, Joseph Nzau Seke, Christine Iyofe Isasi, Henri Boma, Omba Nzema, Anselme Kaleme Tampi, Franck Ngbanzo, Indirah Osumba, Denis Nanga, Dunia Sendwe, Louise-Marie Bolela, Valérie Kanza, Daddy Kasa-Vubu, Joseph Kayomb, Nicole Bofunda, Hélène Madinda, Maurice Mbiye-Beya, Kabu Mwape, Jean Omasombo, Michel Kalenda, Ben Mavinga, Denis Kabiona Kaseke, Hubert Kabambi, Criso Kitenge, Filip Tambwe, François Okito, Marie-José Engulu, Nancy Lokota, Denise Mputu, Arnaud Malebe, Tchim Tabaro, Max Ngbanzo la Mangale, Ima Mukakimanuka, Laetitia Kalimbiriro, Tchen Mukazi, Marceline Madoki, Germain Mukendi, Justin Mayimba, Robert Ekofo, Médard Tambwe, Malou Moninga, Maddy Tiembe, Rachel Mpanu-Mpanu, Antoinette Safu Mbakata et Ana Lanzas (alias Mwana Danzé) ?
- Meunon, pas eux ! Pas ceux-là (et surtout pas celle-ci, quand même) ! On veut bien les saluer, toutes et tous (dans le cadre des « mabanga de la nouvelle année » !)... mais ce ne sont pas (quoique, Germain, Daddy... et quelques autres aussi qui, comme Christine, ont une plume ou un pinceau qu'ils cachent au fond de leurs poches ou dans leur sac...) des artistes, ces gens-là ! Et parmi eux, il y en a même qui sont devenus Français... ou Américains ou Canadiens, oh !

Dizzy Mandjeku Lengo, Sylvie Nawasadio, Nicole Letuppe, Dieudos Makwanzi Minzamba Duki, Yannick Nkoy, Jean-Paul Kilosho, Alonzo Baba, Kungu Luziamu, Dread Litoko (le slammer... mais qui ne veut pas qu'on le dise !), Jeanjou Kawende, Raymond Suke Nzanga... et Dieudonné Kabongo qui vient de nous quitter...

et le Kinshasa aussi d'un Lushois, Fiston Nasser Mwanza Mujila... pas tout à fait kinois, certes...
- Seul Lushois parmi tant de Bana Leo ?

mais cependant très proche... ses « ex » et son « bouger », son « corps vide », ses « craquelures »... et dont le mandat de stadtschreiber de la ville de Graz est arrivé à expiration depuis longtemps, mais qui

- Pour combien de temps encore ? Et auprès de qui (si on peut se permettre d'être indiscret) ?

semble, pour l'instant, s'être fixé en Autriche

sans oublier, avant tous les autres
- C'est la raison pour laquelle (ou serait-ce par élégance... ou par modestie ?) il se permet de laisser, sans crainte, tout le monde se bousculer devant lui ? Il est le (tout) premier et ne cessera jamais de l'être ! Une interface et un passeur ! Celui qui entend les logiques des uns et des autres, transpose, transcende, opère des synthèses équilibrées ! Celui qui propose un chemin, mène sur la voie, conduit, accompagne, soutient ! 
le Kinshasa du premier véritable "éditeur" de VbD
, Anastase Nzeza Bilakila qui a fait découvrir "sa ville" et son pays  à un VbD qui venait d'arriver au Congo (et qui ne s'appelait encore, à l'époque... que ddl) et fût la première personne à avoir manifesté de l'intérêt pour certains des textes de VbD et
- Ya Nze était un véritable « éditeur »… qui prenait des risques et ne cherchait pas à se conformer à un marché… et qui publiait des textes lorsqu’il les appréciait... pour que d’autres puissent les lire aussi... tout simplement...
à les avoir "rendus accessibles à un public"…
 

Voici doncv les maîtres et les maîtresses de Vié ba Diamba !

à Kinshasa, au Congo...

 

i A propos du « chaudron culturel congolais »: il s'agissait, au départ d' une dépêche de l'agence de presse privée « Ana et le Congo », AnaCo, série 2 : « Je suis le Président-fondateur de la branche congolaise de la famille », la Bracofa ; cette dépêche a été publiée dans un des fascicules (ddl.textes 1) produits par La Maison du Livre à l'occasion de la rencontre littéraire « Bibish Mumbu vs Didier de Lannoy», arbitrée par In Koli Jean Bofane et organisée à la MDL, en date du 10 octobre 2007, dans le cadre de la manifestation culturelle Yambi ; cette première version a ensuite été « remaniée » et diffusée  sur le "blog de Jodi", le 24 août 2009.

ii Quel « chaudron culturel congolais »  ?  Il en existe d'autres, évidemment
- Ce chaudron-ci auquel VbD se réfère est, en effet, particulièrement kinois  et « englobant » (même Fiston Nasser Mwanza, le Lushois se serait laissé séduire... à moins que, à l'inverse... mais ce n'est pas incompatible... il ne se soit approprié Kinshasa ?) ! Et très empreint de « kinoiseries », urbaines, irrévérencieuses, contestataires et même, quelquefois, libertines et mécréantes... qui ne sont pas toujours appréciées « à l'intérieur du pays » et dans certaines « cercles »  et milieux !
ailleurs, un peu partout, à proximité des « missions », des « séminaires », des instituts supérieurs pédagogiques et des universités... à Kikwit, à Gungu, à Idiofa, à Lodja, à Kananga, à Mbuji-Mayi, à Uvira, à Bukavu, à Butembo, à Bunia, à Kisangani, à Isiro, à Buta, à Gemena, à Mbandaka, à Mbanza-Ngungu, à Matadi, à Boma, à Kamina, à Likasi et, surtout, à Lubumbashi... et aussi, bien sûr, dans différents pays du monde, au sein de la diaspora zaïro-congolaise... En ce qui concerne la production littéraire de la RDC, on ne peut pas, effectivement, passer sous silence les buku ou, si on préfère, les "oeuvres
littéraires"
- Sans oublier, évidemment, celles des grands anciens, Antoine-Roger Bolamba et Paul Lomami Tshibamba !

de V. Y. Mudimbe, Matala Mukadi Tshiakatumba, Zamenga Betukezanga, Charles Djungu Simba, Clémentine Nzuji-Faïk, Antoine Tshitungu Kongolo, Muepu Muamba, Mukala Kadima-Nzuji, Mobyem Mikanza, Bolya Baenga, Georges Ngal, Kama Sywor Kamanda, Pius Ngandu-Nkashama, José Tshisungu wa Tshisungu, Pie Tshibanda, Emongo Lomomba, Jean-Claude Kangomba Lulamba, Monique Phoba... et tant d'autres... mais ces écrivains, souvent plus « classiques », relèvent d'autres "esthétiques formelles" et/ou d'autres écoles d'écriture, moins

- Moins « kinoises », quoi !

subversives peut-être (mais ce n'est pas sûr...) et certainement moins "déjantées" !  Ils n'en ont pas moins toute leur place

- Enorme!

et tout leur valeur

- Incontestable !

dans la littérature de la République Démocratique du Congo...

iii Très loin
- Aussi loin que possible !

des écrivassiers de son Europe natale, des "écrivains-vains", faiseurs de livres, remplis d'eux-mêmes, "faux bato" (faux philosophes, faux aventuriers et faux amants), sans style ni passions, nombrilistes de leur cul, jamais poussés par aucune nécessité ni par aucune exigence, seulement soucieux de leur « gloire » et de leur pognon...

iv Comment peut-on bien traduire en lingala, le verbe « tchatcher » ? Comment exprimer l'art de la tchatche et le bagou des gens de Kinshasa ? Ce talent-là de celui et de celle, ndomboleur à Bandal-Tshibangu ou vendeuse de diata à Kingabwa, « kuluna » à Ngaba ou chef de travaux à l'Unikin, écrivaine de la « vie au taux du jour » des gens de son quartier (de ceux qui ne roulent pas en 4x4 climatisée avec vitres fumées mais qui se déplacent en taxibus... ou
-
Nawuti Kingasani ya Suka na makolo tiiiiiiiiii na Zando ya Munene !
à pied, d'un coin de la ville à l'autre...) ou journaliste-quado débrouillard (à la recherche d'un bon client et d'un « coupage » bien rémunéré), dont on dira que « aza na litoyi... na monoko mpe ! » ? Kobeta masolo (rapporter, raconter), kotia litoyi (draguer), kosala monzele (s'habiller avec élégance), kobeta tolo (se vanter), kobeta tshangi  (squiver), kobuka lokuta (raconter des mensonges), koyoka zuwa (être jaloux), kozua kanda (se fâcher), komeka mozindo (provoquer), kozanga ndoyi (ne pas avoir son pareil), kokweya ndeke (tomber amoureux), koyokela mawa (avoir pitié) ? Un peu de tout ça ?

v Tous genres, âges, tailles, races, spécialités ou
- On dirait un catalogue de films pornos, oh ! pourrait s'inquiéter Esprit y Mofiti ... ou un plateau de fromages belges (si, ça existe !), non ?
- E bongo !

sexes confondus...

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  ("Jodi le book") et
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  ("Jodi le broc") et
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(dernière dépêche, diffusée en novembre 2009, du blog de Jodi sous son ancienne forme)

 


 

 

Par Didier de Lannoy
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 12:05

 

 

Jodi, le blog

Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu*, depuis janvier 2011... un « blog littéraire », peut-être ? Meuuuuuunon ! Omona wapi ? Une toute simple, très banale et sans prétention...

Lettre d'information
Soki News of the World ? Soki B.I., soki mabanga !


Didier de Lannoy

2012


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Il devient vraiment urgent
de reprendre de le hauteur, de la distance
et de cesser

-
C'est abject ! Et indigne du Congo de Patrice-Emery Lumumba ! Des propos d'une telle bassesse* devraient disqualifier automatiquement et définitivement ceux qui les tiennent... pour racisme et/ou xénophobie... et pour déshonneur et indignité nationale
d' « insulter les mères »**... et de traiter leurs enfants
- C'est comme si, au Royaume de Tintin, on qualifiait Noko Baudouin ou Noko Albert, de petit-fils d'une bochesse et de fils d'une pin-up suédoise! Et comme si, aux Etats-Unis, on flinguait (des gens l'ont fait, oui ! des imbéciles et des miliciens d'extrême-droite !) Barack Obama parce que son père était Kenyan et même (ô scandale ! vice redhibitoire !  horreur absolue !) Musulman !
d'Angolais

- Vous voyez de qui je parle ?

de Rwandais

- Vous voyez de qui je parle ?

 de Portugais
- Vous voyez de qui je parle ?  

de Polonais

- Vous voyez de qui je parle ?

de Sénégalais, d'Ivoiriens, de Togolais, de Nigérians
 
- Vous voyez de qui je parle ?
 
de Belges, de Français, de Canadiens, d'Américains, de Suédois, de Russes ou d'Allemands
 
- Vous voyez de qui je parle ?
 
d'Indo-Pakistanais, de Libanais ou de Grecs

- Vous voyez de qui je parle ?

de Camerounais, de Gabonais, de Brazzavillois, de Centrafricains, d'Ougandais, de Tanzanien ou de Sudafs

- Vous voyez de qui je parle ?
 
ou de Chinois

- Vous voyez de qui je parle ?

etc...

et de ne plus donner la parole
qu'à ceux qui voient le Congo autrement
- En grand !
et notamment à

 

Matala Mukadi Tshiakatumba
 
ce poète "en grand" du Congo uni
et qui s'est longtemps opposé à la dictature de Mobutu Sese Seko... et qui en est mort... embastillé (et, sans aucun doute, humilié, battu, torturé), relégué et
systématiquement "cassé" par
- A l'époque (et je doute que les choses aient vraiment changé) quand on ne leur ouvrait pas immédiatement la porte et qu'on refusait de "collaborer", les agents des "services" entraient quand même... par la fenêtre ou en perçant un trou dans le mur... et, ensuite, prenaient sadiquement plaisir à incendier ou à raser toute la maison... parents, femme et enfants compris !
par les services de sécurité du régime... 
les rêves brisés, dans le dénuement le plus absolu, ayant sombré dans l'alcoolisme...
et qui pourra inspirer les vrais combats pour la liberté et la justice (et non pas  la "course au pouvoir" de l'une ou l'autre clique, bande ou faction partisane) menés par les vrais démocrates ...

et que personne ne pourra jamais suspecter d'appartenir à tel ou tel « camp »... ni de servir les ambitions personnelles de tel ou tel
- Il y des "ndoki" et des "miyibi" dans tous les "camps", tant au niveau local qu'au niveau national  ! Tout comme il y a aussi, très certainement, des "nganga", de vrais compatriotes et des démocrates sincères, attachés au bien-être de toute la population, dans tous les partis et dans toutes les provinces !
satrape prévaricateur...
 



Je
Le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda, ayant (flash!) compris
- Combien de verres ne devrai-je pas lui offrir, oh !
mon « appel du pied », m'envoie « Manzambi », un poème de Matala Mukadi Tshiakatumba... et un « lien » permettant de visionner le film « Nous avons marché sur la lune » dans lequel BBK rend hommage à MMT.
BBK m'a aussi fait parvenir une dizaine de poèmes « scannés » de MMT: « Manzambi » (en version intégrale), « Poète, ton silence est crime », « J'entends encore ta voix », « Echo du maquisard »...et un très belle mise en demeure adressée à "Tervuren". Je ne les ai pas joints (trop lourds) à mon envoi mais je les tiens à la disposition de chaque personne qui souhaiterait les recevoir et me le ferait savoir.
Et je profite aussi de l'occasion pour relancer ici une « pétition » dont les auteurs « voient le Congo en grand », au-delà des « camps » en présence, et dont il serait bon

- Il n'est pas trop tard ! On peut encore signer ! Cela vient de m'être confirmé !

qu'un « plus grand nombre » y souscrive... à savoir, non seulement les « diasporistes » et les « amis du Congo » à l'extérieur du pays... mais également et surtout (de quoi auraient-ils peur ? de paraître « au-dessus de la mêlée » ?) les Kinois, les Lushois, les Boyomais, les Bomatraciens, les Gomatraciens, les Fadiolais et autres « Congolais de tout le Congo » inspirés par le « nationalisme » social et panafricain (fondé sur l'anticolonialisme et la lutte contre toute forme de domination étrangère... et certainement pas sur un hideux chauvinisme raciste ou xénophobe) des pères de l'Indépendance !

diffuse



ddl
alias Vié ba Diamba


* On peut lire, à ce propos, dans AnaCo 4/96, ceci: 
  Chaque "origine" partagée, vraie ou supposée - et de nombreux Congolais (le Congo étant une grande nation se situant au coeur de l'Afrique... dont les différents peuples se connaissent, se fréquentent et s’apprécient mutuellement... et qui a des frontières communes avec beaucoup d'autres pays (ayant, le plus souvent, en commun, une langue, des coutumes et quelques moments importants - plus ou moins mouvementés - de leur histoire)... et où des activités économiques, sociales et culturelles importantes, plus ou moins licites (ou même de "coopération au développement", comme on disait dans le temps... sans vergogne) ont été et sont encore exercées par des Bapaya... lesquels
- Et le contraire aurait été inimaginable, lamentable... voire inadmissible et carrément inacceptable !
n'ont certainement pas manqué d'avoir des relations d'amour ou à tout le moins des relations intimes... ou même, disons-le, parfois, des "rapports" ponctuels tarifiés ou contraints... avec des femmes et des hommes de leur pays hôte, le Congo) ont effectivement une origine "partagée" car, au Congo, comme partout ailleurs dans le monde (sauf peut-être... mais ça reste à vérifier... au Belize, où d'anciens colons d'origine allemande ou autrichienne continuent de porter la culotte de cuir et se marient entre eux depuis des générations, afin de "protéger la pureté de leur race"... et, pour ce que j'en ai vu, ça donne un sacré foutu résultat... en termes de crétinisme ou de débilité mentale, de dégénérescence ou d'appauvrissement génétique !) tous les couples sont mixtes et mettent "en relation" et "en interaction" (quelquefois difficile mais, le plus souvent, positive), non seulement deux personnes, mais aussi deux familles, deux histoires, deux "cultures" (familiales, locales, régionales, nationales ou continentales) -
pouvant se transformer en insulte haineuse !


Pour avoir accès au texte intégral de la dépêche AnaCo 4/96, cliquez sur

** De toute manière, selon la coutume, tout le monde le sait, le papa est celui qui a élevé l’enfant et l’a reconnu comme sien !

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Un poème de Matala Mukadi


À Aimé CESAIRE

MANZAMBI

L’esprit du soir remue la cendre.

La foudre et le feu.

Carbonisent ton corps malingre.

Sur ton visage hâve se lit la misère.

Tes yeux disent adieu à la case fuligineuse

Ton regard enflammé m’envoie la furie

Qui te brûlait en sourdine

Et consumait le Kongo de ma joie et de ma peine

Sur l’écran de ton monde ton regard

Reflète la faim ta compagne fidèle

Sur la carapace de ta peau

Les balles trouvent un rempart

Sache, frère luttant contre la mort

Que même dans l’hypothétique au-delà

La foudre et le feu

Transcendent les serments humains

J’assiste consterné à la réduction

Des tribus sauvages

Moi sauvage aux dents de cannibale

Qui peut se parer du nom de sauvage ?

Toi ? ou ceux qui brisent ta vie ?

Sur mon front durci par les malheurs

Se coagule un caillot de fureur

Je hèle la nuit, j’interroge les hommes ;

Qu’a fait Manzambi, buveur de poussière

Mangeur de sauterelles et de grillons.

Qu’a Manzambi, dont les ronces

Balafraient les orteils.

Qu’a fait Manzambi qui, il y a à peine cinq ans,

Prenait la sagaie et criait « Urhuru »

Comme l’homme, d’Outre-Atlantique en 1776,

Comme le sans-culotte en 1789,

Comme le moujik en 1917,

Comme l’homme de la longue marche en 1949,

Comme le « guajiro » de la Sierra Maestra en 1953,

Comme le paysan du Fouta-Djallon en 1958.

Qu’a fait Manzambi, le terrassier de Bukavu,

Assassiné sur la terrasse de son destin ?

 

Manzambi,

Écoute, toi qui râles :

Je refuse d’être la cendre,

Je me veux le brasier couvant sous la cendre.

Je refuse d’être le hanneton,

Je me veux la guêpe à la morsure venimeuse.

Je suis comme toi, l’érosion qui a la longue

Fend la montagne.

Si je trahis cette terre,

Terre kongolaise, terre africaine,

Que la foudre et le feu pulvérisent mes os.

 

 

MATALA MUKADI TSHIAKATUMBA

« Réveil dans un nid de flammes », Seghers, Paris, 1969

 

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Et voici encore deux envois (je suis gâté !) de

Bafufu Bakupa-Kanyinda 
On peut le rejoindre ou le contacter sur Facebook en cliquant sur
 http://www.facebook.com/profile.php?id=616865851)

1. Un film
le court-métrage "Nous aussi avons marché sur la lune"

dans lequel le cinéaste rend hommage à Matala Mukadi Tshiakatumba ainsi qu'à Aimé Césaire


Cliquez sur:
http://www.youtube.com/watch?v=h9uAOfSV5n4

2. Une pétition- programme
à laquelle ont déjà adhéré plusieurs centaines de personnes... et dont je relève que BBK est un des premiers (voire le premier) signataires...
que je vous invite tous à lire (ou relire) et à
- Il n'est pas trop tard, surtout dans les « circonstances actuelles »... on peut toujours... que dis-je, on DOIT !
signer 

 

Cliquez sur :
http://www.lapetition.be/en-ligne/Lettre-ouverte-aux-candidats-a-l-election-presidentielle-en-rdc-2011-10581.html


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Par Didier de Lannoy
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 15:16

 

 

Jodi le Blog

Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu*, depuis janvier 2011... un « blog littéraire », peut-être ? Meuuuuuunon ! Omona wapi ? Une toute simple, très banale et sans prétention...

Lettre d'information
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Didier de Lannoy
2012


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Paul Van Ackere

nous revient encore et nous balance ses voeux

Cher Papa, Chère Maman
qui enterrent l'année 2011 et beaucoup d'illusions


Je
Après Ngoye, Matala, Muepu et Balufu, voici Paul Van Ackere ? Après les Noko (neveux), voici le Noko (oncle) ? Après le sundama et le ndombolo (ça chauffe bien mais... ça fait beaucoup du bruit, non ?), on passe à la valse, au bal musette, à la clarinette, au violon ou à l'accordéon ? A la demande générale de quelques-uns ? Et ces gens-là (tous Bulankos, tous vieux, tous sourds... et dont les oreilles seraient fragiles...) me ressemblent trop... et je les comprends très bien ? N' ai-je pas, en effet, été bouleversé de lire ce matin-même, dans une dépêche de l'ACP (se référant à un « Pr Neitzel », tel que cité par le Daily Mail) du 5 janvier 2012, ceci :
Un nombre croissant d'études montre que le bruit cause du stress, des troubles du sommeil et des maladies cardiaques. Il  se pourrait que le bruit auquel nous n'avons pas assez accordé d'attention jusqu'ici contribue en réalité à quelque-uns des principaux problèmes de santé que rencontrent les pays développés » ?
Meuuuuuuuuuuuuunon, j'rigoooole !
Lisez-la et vous verrez que la nouvelle de mon vieux "camarade" Paul Van Ackere est parfaitement compatible avec la « ligne éditoriale » du Blog de Jodi ! Akoti (presque) na famille na biso ? Popol wetu ?
Par ailleurs (et comment ne pas profiter de l'occasion pour le signaler ?), Mwana Danzé et moi-même, dans l'exercice de notre métier de « parents », avons, il y a déjà longtemps, reçu une lettre d'un de nos fils, Djuna, parti en colonie (sic !) de vacances... et dont la missive commençait de la façon suivante : Maman et Papa bons marchés..
.
diffuse

 


ddl
alias Vié ba Diamba

 

 

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Une nouvelle de Paul Van Ackere...

Cher Papa, chère Maman

 

« Cher Papa, Chère Maman,

Cestla première lettre queje vous envoie. Jespèreque vous navezpas cru que jétaismort. Avec tout cequon raconte dansles journaux ! Non, jesuis bien vivant etje vis dans unbel appartement (voyez laphoto de limmeuble,tout moderne !). Levoyage a été longet pénible. Mais lepasseur a été régulier.Largent du terrainnaura pas servien pure perte. Diciquelques temps, je pourraivous rembourser car jaiun bon travail. Jesuis fonctionnaire delEtat, au service« Propreté ». Les containersque vous voyez aumilieu de la photo,sont sous maresponsabilité.

Votre fils tant affectionné. »

Ce matin-là, il se leva de bonne heure. Pourtant, la veille, il s’était couché tard. Il avait passé la fin de la soirée à écrire une lettre à ses parents, sa première lettre. Et, avant de s’endormir, il avait dressé mentalement la liste de ses occupations du lendemain. Elle était longue. Le dimanche était son unique jour de congé de la semaine. Son travail commençait le lundi à 7 heures 30 pour se terminer le samedi aux environs de 20 heures. Un fameux changement depuis les semaines de clandestinité, d’errance autour du port d’Antwerpen et d’attente dans les différents centres de rétention où le mauvais sort l’avait plusieurs fois jeté. Le samedi, après 20 heures, les trois immeubles du site étaient placés sous la surveillance d’un homme envoyé par une société de gardiennage. Encore heureux qu’il ait pu obtenir son dimanche ! «Si je retire monheure de table journalière,je suis encore loindes trente-cinq heures », s’était-il dit en signant son CDI obtenu après une période de trois mois d’essai. Mais il était loin de regretter d’avoir signé ! Il venait de passer sa première semaine de locataire « officiel » dans ce F1 que lui avait procuré la société de logements sociaux qui venait de l’engager comme gardien-polyvalent. A la place du paiement d’une garantie équivalente à deux mois de loyer, il avait repeint l’appart et remplacé le tapis plain. La Société avait fourni les matériaux. Telle avait été l’entente comme aurait dit son cousin qui vivait à Montréal. En s’approchant de la fenêtre, il vit qu’il avait oublié de passer une deuxième couche de peinture sur l’appui fait d’une simple planche de sapin qu’il était parvenu à sauver d’un fameux naufrage. Avant lui, l’appartement avait été habité par un vieux couple vivant entouré de plantes et de fleurs en pots, arrosées chaque jour de leurs mains tremblantes. Ces vieux ne devaient pas avoir souvent aéré, car il avait pris possession d’un foyer dont les murs étaient constellés de moisissures. Les premiers rayons de soleil pénétrant dans la pièce accentuaient les traits maladroits et rudimentaires des coups de pinceau de la première couche. Il se dit que ce boulot-là pourrait bien attendre quelques temps. Il n’avait pas l’intention d’inaugurer en grande pompe ses nouvelles pénates. Demandeur d’asile arrivé à Bruxelles, il y a environ six mois, il avait enfin obtenu des papiers. Mis à part quelques membres du personnel de la société, il ne connaissait pratiquement personne. Et on lui avait conseillé de garder ses distances avec les locataires.

Il habitait une rue calme, au rez-de-chaussée d’un immeuble construit durant les « golden Sixties », l’époque du « derniergrand bond en avantde la Belgique »,avait-il lu un jour dans un folder qui vantait le savoir-faire de ce pays. Sur le trottoir d’en face, le verdurier posait ses premières caisses de légumes et de fruits sur les tréteaux fixés à l’avant de son magasin tout en poursuivant une conversation avec l’homme qui était venu lui apporter un panier rempli de pains. Ils étaient vêtus de gros pulls aux motifs bariolés et d’écharpes aux couleurs de clubs de football, comme le sont souvent les travailleurs du matin. Le dimanche précédent, il avait vu ce genre de pull au marché proche de la Gare du Midi. Il se dit que l’hiver approchait et qu’il ferait bien d’en acheter un. Pour un homme du Sud, le danger, lui avait-on dit, est de ne pas voir arriver le froid. Une fois pris, c’est la galère ! Cela commence par un mauvais rhume qui se transforme en bronchite qui, elle, peut très bien déboucher sur une pneumonie ou une pleurésie et, si on se nourrit mal, on peut même choper la tuberculose. Le verdurier paraissait en colère. Avait-il reçu de la marchandise bas de gamme, du pain rassis ? Brusquement, l’homme du pain leva les bras au ciel et replongea dans sa camionnette qu’il avait arrêtée en double file et le moteur allumé. Il se dirigea vers la cuisine, ramassa sa cafetière Bialetti, la dévissa et la rinça sous le robinet. Pour l’instant, son appartement ne contenait que les premiers meubles et ustensiles de cuisine indispensables : un lit, une table, deux chaises, la cafetière, un wok, un mug, deux assiettes et quelques couverts. Tous de seconde main, ils provenaient du magasin des « P’tits Riens », situé à deux pas. Il avait bien l’intention d’y retourner un de ces prochains jours pour compléter son installation. Mais pour cela, il devrait attendre son prochain salaire. La veille, il avait repeint la table avec le restant de la couleur « blanc cassé » des portes et il vit qu’il était encore trop tôt pour y poser quoi que ce soit. Le seul objet neuf qu’il possédait était un réchaud à double plaque électrique, pour l’instant posé à même le sol, qu’il s’était procuré dans une grande surface. Pour rien au monde, il n’aurait accepté d’utiliser un réchaud d’occasion qui aurait très bien pu être bidouillé ou mal réparé. L’électricité était, pour lui, un domaine dont il fallait toujours se méfier. Il avait perdu un frère frappé par la foudre au bord d’un champ.

Il repensa à la liste des travaux qu’il avait à entreprendre et se rendit compte que la plupart d’entre eux devaient être menés un jour ouvrable. Pour aujourd’hui, il fallait y renoncer. Et pour la première fois, en ce dimanche, il se rendit compte que sa vie venait d’entamer un nouveau chapitre. Aujourd’hui, devenu un homme libre car disposant d’un travail et d’un appartement, il pouvait envisager l’avenir avec sérénité. Et, pour la première fois depuis son enfance, il pouvait se permettre de rêver, de glander sans l’arrière-pensée d’un danger dissimulé. Au demeurant, son enfance n’avait pas été toujours empreinte d’insouciance. Dans les régions éloignées, les récoltes de maïs et de haricots sont décevantes plus souvent qu’à leur tour et le désespoir des parents rejaillit généralement sur les enfants. Mais tout cela appartenait au passé. Il n’oublierait jamais les sacrifices de ses parents qui lui avaient permis d’entamer son périple. Grace à eux il avait pénétré dans des domaines jusqu’alors méconnus : celui du repos après le boulot, de la liberté d’aller et venir, de la possibilité de posséder des objets rien que pour le fun. Et pour ce qui concerne ces derniers, il était bien décidé d’en faire profiter la famille restée là-bas.

Il était onze heures, lorsqu’il arriva au marché de la Gare du Midi qui, à ce moment-là, battait son plein. Pour s’y rendre, il avait dû traverser la longue salle qui relie la rue Fonsny à la rue de France. Un coin de sinistre réputation ! Il s’était souvenu qu’à son arrivée à Bruxelles, il s’y était brusquement vu entouré par une bande de clochards et qu’il avait bien failli ressauter dans le train resté à quai. Dans ce marché, les commerçants se regroupent grosso modo par genres d’articles. Il se dirigea vers le côté où il avait le plus de chance de trouver un pull. En se faufilant dans la foule, il eut l’impression de remonter dans le temps depuis le lac Victoria qu’il avait traversé sur un bateau pourri en compagnie de trimardeurs Kényans. Un couple de Soudanais minces et élancés, l’homme habillé en gallabiya, la femme voilée en robe multicolore, le ramena à Khartoum. Il porta son choix sur un gros pull d’hiver que lui vendit un marchand dont l’arabe lui rappela Alexandrie, la ville où il avait fait ses adieux à la terre d’Afrique. En prenant possession du pull que l’homme avait remis dans son emballage d’origine, il eut un choc. C’était la première fois de sa vie qu’il achetait un vêtement que personne n’avait porté avant lui. Il lui restait vingt euros. Il acheta une bouteille d’huile d’arachide, une botte de navets, trois poireaux et un kilo de patates douces. En retournant vers la gare, il se souvint que lors de sa visite précédente, il était passé devant une échoppe qui vendait de la musique africaine. Il la repéra à l’entrée d’un des deux tunnels du chemin de fer, serrée entre des montagnes d’olives et de piments verts en saumure. Le vieil homme lui fourra dans les mains un CD en lui disant en lingala : « Eh, mon frère, tu le connais, celui-là, c’est de la vraie rumba ! ». Il reconnut le chanteur, Wendo Sor et hocha affirmativement la tête en riant car il ne le connaissait que trop bien ! Il revit son père rentrant bourré au petit matin après une nuit passée dans un des « ngandas », un des cafés où se produisait la Roi de la Rumba. Son père avait-il aussi été amoureux, comme tous les hommes des années cinquante, de Marie-Louise qui, disait-on, avait le pouvoir de ressusciter les morts dans l’enfer de Léopoldville ? Le disque venait d’être réédité et, dans sa présentation, le journaliste-critique d’art Jean-Pierre Jacquemin rappelait la gloire qu’avait connue le chanteur-guitariste autodidacte, l’idole des jeunes de l’époque. Il acheta le CD en se disant que, dès qu’il aurait touché son prochain salaire, il se payerait une radio portable équipée d’un lecteur de CD. Le walkman qui l’avait accompagné depuis le pays, avait rendu l’âme au large de Bari lorsque la chaloupe s’était retournée.

En rentrant chez lui, il repassa par la gare pour poster sa lettre à ses parents.

 

Paul Van Ackere

Décembre2011

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Quelques autres textes de PVA ?

D'autres nouvelles ?


« La kine et sa chaise électrique », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-la-kine-et-sa-chaise-electrique-89036435.html


« Boum... Boum ! », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-81541611.html

« Les dieux sont immortels », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-la-nouvelle-du-mois-juillet-2011-les-dieux-sont-immortels-eh-79152308.html


« Qu'est devenu le petit Roger ? », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-alias-paulo-carter-nous-donne-encore-de-ses-nouvelles-qu-est-devenu-le-peti-76295279.html

« Le vieil homme et la terre », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-c-est-a-mon-tour-dit-paul-van-ackere-71115166.html

« Le canapé blanc », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-68669880.html


Un recueil de haîkus  ?

Cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-une-nuage-est-annonce-en-provenance-du-japon-les-cerisiers-de-limam-se-depechent-d-etre-en-fleurs-69921395.html


Et un article critique sur « Courts métrages", un recueil de nouvelles de Paul Van Ackere paru chez L'Harmattan, en 2010 ?

Cliquez sur:
http://www.antipode.be/blog/litterature/2010/10/courts-metrages-paul-van-ackere-lharmattan-2010/

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Y en a qui veulent tout savoir des « relations particulières » qui unissent ddl (alias Vié ba Diamba) à PVA (alias Paulo Carter) ?

Renvoyons-les à ces quelques radotages d'Assis (anciens du Zoeloe Bar, pensionnés du trostkisme-sans-le-savoir et nostalgiques du bac à carbonnades de Sarma) qui ont, en leur temps été diffusés en avant-propos de la nouvelle de PVA intitulée « Le canapé blanc »... en supplément-cadeau-bonus

On a gardé beaucoup de vaches ensemble, Popol et moi.
On a racketté ou protégé
- C'était selon ! Surtout les mineur(e)s (Lieve ou Monik ?) qui voulaient (s'il te plaît ! et j'te roule un patin...)à tout prix (dans le Busleidengang ou au fond du vestiaire...) entrer quand même (sois gentil ! et tu pourras m'toucher les miches...) coûte que coûte !
les clients et les clientes (les usagers, les affidés, les créatures, etc) du Zoeloe Bar et fait le guet (les flics, les espions, les accises, etc) à l'entrée, épluché des dizaines de kilos de bintjes dans une colonie de vacances, affronté les fachos du Mouvement d'action civique et de Jeune Europe, fréquenté le même bordel (l'Ambassy), interviewé des "gens du cinéma" à Paris, trifouillé à la main nue (avec des ongles parfaitement dégueulasses) le tas de bidoche sanglante d'un bac à carbonades
- Dans le rayon "viandes" d'un Sarma (le Sarma c'était tout à la fois le Lidl, l'Aldi et la boucherie Renmans de l'époque) de la ville de Leuven où de petits et gros morceaux de boeuf, découpés sommairement, étaient exposés à l'air libre, dans un grand bassin, et vendus en vrac, au choix du client !
et mis la main sur les plus pièces de barbaque pour en faire des steaks... et, avec un peu de chance, de véritables "filets purs".
On a même été trotskistes ensemble, dans le temps, sans le savoir !


Paulo Carter ajoute ses souvenirs aux miens et... on ressasse et on remâche ("les Assis", aujourdhui, c'est bien nous, les anciens du Zoeloe Bar, les pensionnés du trostkisme et les nostalgiques du bac à carbonades de Sarma : le cul posé sur un fauteuil de jardin en plastique ou confortablement installés devant un écran d'ordinateur) et on rabâche et... on reprend son souffle et on se donne le temps de retrouver ses vieux mots:
- PVA
: Le coup des” filets pur” me revient maintenant. Je pense qu’on les mangeait avec des épinards en boite. Un Colombien du nom de German Bravo en avait acheté tout un stock. Certaines commençaient à gonfler et quand on les ouvrait on se ramassait un vilain jet verdâtre dans la figure....Mais à l’époque, la salmonelle n’existait pas encore...
- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL:
Et les jours où Moon Kee Kim parvenait à balluchonner quelques bonnes mesures de riz dans la gargote (pour les bons bourgeois cathos de Leuven, un étudiant coréen avait, évidemment, toute sa place dans un restaurant vietnamien : ça faisait couleur locale !) où il bossait (à huit francs belges la soirée... plus d'éventuels pourboires... qu'il devait partager avec le patron), on avait de quoi composer un menu équilibré et on pouvait festoyer ! Mais, rappelle-moi,  Popol... German Bravo était un pote à Jorge Ucros et aux frères Garcia (Guillermo et Bernardo)... et aux autres "petits" de Camillo Torres qui s'entrainaient à la guérilla dans les bois d'Herverlee, non ?
- PVA: German Bravo était un ami de Jorge Ucros mais n’appréciait pas trop Camillo Torres. Il adorait Malher dont il possédait plusieurs symphonies qu’il mettait souvent à fond de balle le soir au grand dam de ceux (ils étaient rares) de ses colocataires qui étudiaient le soir...
- DDL: ...
- PVA: ...

- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL:
T'as rîn d'aut' à rajouter ?
- PVA:  Ben oui, j'rajoute qu'il ne faut pas trop souvent se retourner mais se tourner vers l’avant: plus de joie, plus de lumière, demain il fera jour camarade, je maintiendrai, l’union fait la force, en avant marche!...Après le Zoeloe Bar, nos chemins divergèrent quelque peu. J’ai fait mon service militaire et là cela a failli mal commencer. Le premier jour, au centre de formation, ils ont voulu m’envoyer à l’annexe psychiatrique car j’avais avoué que j’avais un diplôme de docteur en droit mais que je ne savais ni lire ni écrire. Il faut dire que j’avais choisi le rôle flamand (had ik vlaams verkiezen) pour ne pas perdre trop mon temps. Quand le major a compris la raison de mon apparence d’illettré, avec des sanglots gluants dans la voix ( Ah si tous les wallons feraient comme vous!!!) il m’a nommé kameroverste ( chef de chambrée). J’eus beau lui faire remarquer que c’était dangereux car si brusquement il y avait une guerre, je serais obligé de donner des ordres en français comme en 14. Il ne changea pas d’avis. Et par après, souvent je me suis demandé si un conflit devait survenir entre la Flandre et la Wallonie et si j’étais encore en âge de porter les armes,  sous quel drapeau aurai-je dû servir?
- DDL: ...
- PVA: 
Et alors, la suite ?
- DDL: Ben, j'sais pas ! Le curseur est chez toi, non ? Et si tu nous racontais Nicole, son avènement, comment tu l'as rencontrée, non ? Elle habitait  (on allait y prendre des douches pendant la journée, non ? C' était ofélé, kosteloos, non ?) une "pédagogie" (c'est comme ça qu'on appelait ces maisons closes pour jeunes filles de bonne famille, à l'époque, non ?), près du petit Seizième (c'est là que j''squattais, non ? Avec Jipéji et Moon Kee Kim, non ? Et tu venais nous péter les carreaux avec tes boules de neige, non ?) ou du Dix-huitième, je ne sais plus...
- PVA: ...

- DDL: ...
- PVA:
Puisque c'est à mon tour...
- DDL:
A propos de Nicole ?
- PVA: .
.. Après mon glorieux service militaire comme concierge pour un hôtel d'offficiers, je me suis retrouvé dans une union professionnelle d'opticiens et rédacteur en chef du mensuel L'Opticien Belgeou, comme disait Jo Dustin, Le P'tit Chien Belge... Un matin, mon patron m'appela pour m'annoncer qu'il avait décidé de m'envoyer en Allemagne de l'Ouest, comme on disait alors. "Inutile de vous préciser qu'il s'agit d'une mission confidentielle !" me dit-il. Et il ajouta : "On va bientôt mettre sur la marché une invention qui va bouleverser notre vie. Cela s'appelle le rayon laser! Vous assisterez à des réunions scientifiques et votre rôle sera de nous ramener un maximum de renseignements". Quelques jours plus tard, je pris le tram jusqu'à la gare du Midi et m'embarquai dans l'express de Cologne. Déjà sur le quai, cet homme en imper mastic m'avait intrigré. Mais quand je l'ai vu s'installer dans le compartiment voisin, je n'eus plus de doute, l'individu me suivait ! Et en plus, je l'avais reconnu. Il s'agissait du célèbre T** dont le groupe Jeune Europe...
- DDL: Thiriart ? Teichmann ?
- PVA: Chuuuuuuuuut ! On pourrait nous lire !
-
DDL: ...
- PVA: ...  Bref, un soir, à Louvain, pardon à Leuven, les gens de Jeune Europe avaient tenté de nous tabasser au sortir d'un meeting. Voici une mission qui commence mal, me dis-je. Je me levai et me dirigeai vers l'individu...
- DDL:
Oui, d'accord ! Très intéressante ton histoire mais pas très "relevante" ! Tu ne réponds pas à ma question, tu t'éloignes du sujet !
- PVA: Quel sujet ?
- DDL: Nicole !
- PVA:
Nicole? Secret défense, oh !
- DDL:
...
- PVA: ...
- DDL: ...
- PVA:
...

Et, finalement, le dernier mot revient... à Nicole elle-même: Puisque Paulo s’éloigne du sujet, j’interviens : un soir ( ou un matin ... il y a tellement longtemps qu’on ne sait plus ), la fée-carabosse m’avait revêtue de la plus belle robe – non pas celle en promotion au Sarma de Leuven où vous achetiez les épinards qui ont bien failli empoisonner les autorités universitaires dépêchées pour enquêter sur les moeurs dépravées d’un petit groupe d’étudiants dévoyés – non, une tenue digne de figurer au bal des débutantes que fréquentaient les jeunes gens de bonne famille – dont nous faisions partie ( cela va sans dire bien que nous l’ayons tu pour des raisons idéologiques ). Nous étions face à face et ce fut le flash ! ( Tonnerre, lumière, violon...)Et puis le reste a suivi...Le lecteur comprendra l’émotion qui empêche aujourd’hui encore un des acteurs principaux de la scène de revenir sur cet épisode qui a marqué le reste de notre vie ! Il fallait ma plume pour retracer toute la splendeur du moment ! 

 

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Le Zoeloe Bar?

Pour en savoir plus sur ce lieu mythique qui a beaucoup contribué à notre formation
- Universitaire ?
- Peau d'balle ! Anarcho-syndicaliste, ouais !

à Polo-Popol et à moi-même, alias ddl, alias Vié ba Diamba, cliquez sur:

http://impassedesmurmures.blogspot.com/



 

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(dernière dépêche, diffusée en novembre 2009,du blog de Jodi sous son ancienne forme)





 

Par Didier de Lannoy

Profil



 Didier de Lannoy
 delannoydidier@gmail.com



Après avoir, au Congo, mis le feu à tous ses manuscrits comme on brûlerait ses vaisseaux, Didier de Lannoy, en rentrant de son très long séjour africain, s’est dit qu’il était temps désormais de retrouver le chemin de l’écriture.
Après quelques nouvelles publiées dans diverses revues et un premier roman dont le titre provocateur (« Le cul de ma femme mariée ») prouvait que son auteur n’avait pas l’intention de rejoindre le club des écrivains bien pensants, Didier de Lannoy rédigea une première version de « Jodi, toute la nuit » qui fut adaptée à la RTBF par Violaine de Villers. Lors de cette expérience radiophonique, la comédienne Yolande Moreau interpréta le personnage de Jodi que l’on retrouve avec infiniment de plaisir dans ce roman étrange à plusieurs voix dont le style semble s’improviser au rythme d’un blues obsédant...

Alain Brezault

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