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A propos, en amont, en aval de (ou sans trop de rapport avec)"Jodi, toute la nuit", un roman de Didier de Lannoy

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PAUL VAN ACKERE - "La moto bleue" et "L'ancien quartier" (sans aucun rapport, évidemment, avec les Mai-Mai, le CNDP, les Enyele, Vuvamu, Andrée Blouin, Faustin Munene, Bosco Ntaganda, M'Fumu Nkusu)

 

 

Jodi, le blog

Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu*, depuis janvier 2011... un « blog littéraire », peut-être ? Meuuuuuunon ! Omona wapi ? Une toute simple, très banale et sans prétention...

Lettre d'information
Soki News of the World ? Soki B.I., soki mabanga !

Didier de Lannoy
2012


Autres fronts :
Kamundele na makayabo (le dernier front ouvert) ? Cliquez sur : http://kamundele.blogspot.com/
Les Cookies ? Cliquez sur: http://haikookies.blogspot.com/
Faits divers (Ana et le Congo, série 4) ? Cliquez sur:http://anaco3.over-blog.net/
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Se portant, une nouvelle fois, au secours de ddl, alias Vié ba Diamba
Paulo Carter, alias


Paul Van Ackere

lui mèle, à Kinshasa, deux nouvelles

La moto bleue   et
L'ancien quartier
et l'invite à les diffuser sur le blog de Jodi



 

Je 
Heureusement que Paul Van Ackere, l'ami fidèèèèèèèle, existe...  et qu'il continue de me faire confiance et de m'inviter à diffuser ses nouvelles !

Les personnes « qui me veulent du bien » ne pourront plus dire que le blog de Jodi est trop Congocentré
... voire raciste antiblanc, etc... ni laisser entendre que l'animateur de ce blog est (en vrac et au choix... plusieurs réponses étant possibles)  un ancien kitawaliste (au service de la Watch Tower Society et d'intérêts miniers américains concurrents, disaient "les Belges"... mais qui, plutôt, aurait été influencé par le message égalitariste - ayant, progressivement, pénétré certains cercles de mineurs et d'ouvriers agricoles du Katanga et de l'Est du pays... par l'intermédiaire de travailleurs  d'Afrique du Sud et de l'ancienne Rhodésie - d'une organisation afro-américaine antiraciste et anticolonialiste, l'African Blood Brotherhood... ), un "sorcier Muganga" (dixit RG) membre de la confrérie des Aniotas (les hommes-léopards qui s'attaquaient aux collabos des Belges, tango ya ba Noko... tango ya ba Tintin, quoi !), un lumumbiste revanchard  (suspecté d'avoir des accointances avec les Rouuuuuuuges et les "Etats voyous", oh !), un féticheur-tatoueur de Mai-Mai (ayant la capacité de rendre invulnérables les membres de ces groupes "d'autodéfense populaire" armés... ou, à tout le moins, de les rendre invisibles aux "sécurisateurs" de la Monusco... et à leurs "ennemis" déclarés: des éléments dévoyés des FARDC
- Surtout ceux issus du Congrès national pour le défense du peuple CNDP de l'ex-seigneur de guerre Laurent Nkundabatware...
dont les soldats continuent d'obéir, dans une structure de commandement "parallèle", aux ordres du général "réintégré" (et que la CPI "rechercherait activement", dit-on...) Bosco Ntaganda ?
ou des miliciens étrangers de la LRA ou du FDLR... auxquels ils disputent activement le contrôle de certains "carrés" miniers où des creuseurs congolais « aux pieds nus » travaillent activement sous la surveillance de personnes en armes), un Enyele de Lobala revenu clandestinement du Congo-Brazzaville (où il s'était réfugié après avoir fait partie des Nzobo ya Lombo - les "bandits du village" - sous le commandement de Lebese Mangbama, alias Undjani... lequel aurait, dit-on, hérité des pouvoirs mystico-magiques de son père, Mabenga Mungbama, alias « le Grand Libérateur »... et dont la révolte aurait, dit-on encore, été instrumentalisée par Terminator et/ou "Mwana mboka"), un "compagnon de lutte" de la camarade
- Qui donc était-elle (voir AnaCo 3/51) ? Une « agente » du Komintern (disaient "les Belges"), une « agitatrice » guinéenne, une « compagne de lutte » d’Antoine Gizenga Funji et de Pierre Mulele, la « chargée du protocole du Premier ministre » ou
 (disaient les mêmes Belges) l’ « inspiratrice diabolique » et  la « maîtresse rouge » de Patrice-Emery Lumumba  ?Ou plutôt, aussi, encore... la fille métisse d’un colon français d’Ubangi Chari, l’actuelle Centrafrique… abandonnée par son père qui… « ayant gagné suffisamment d’argent aux colonies pour pouvoir épouser une Française »… l’avait placée dans un orphelinat à Brazzaville ?
ou de la "soeur", militante panafricaniste, Andrée Blouin, un partisan de Faustin Munene et de son Armée de Résistance Populaire ARP, neveu et continuateur de la lutte de l'ancien dirigeant maquisard, Pierre Mulele (... assassiné, sur ordre de Mobutu, au Camp Tshatshi, le 3 octobre 1968... et dont le corps, atrocement supplicié, avait été  précipité dans les eaux du fleuve Congo...), un agitateur cosmopolite (ancien collaborateur des "services" du Grand Léopard !) agissant à présent pour le compte d'un parti politique de l'Opposition non-violente (prétendue ?) ou d'une des composantes de la (soi-disant ?) Majorité présidentielle ), une ouaille de M'Fumu Nkusu Kiambu, l'homme des ancêtres
- Soucieux de parachever l'oeuvre de M'Fumu Kimbangu et de bouter dehors (spirituellement kaka ! rien à voir avec Boko Haram !) le mal profond  qui mine le Congo de l'intérieur... à savoir le christianisme, une religion venue d'ailleurs... au service des envahisseurs... et qui s'était introduite malicieusement au Congo (comme une voleuse, comme un serpent !)  par l'embouchure du fleuve et qui, depuis Diego Cao, ronge sournoisement, pernicieusement (corrompt, pervertit, dénature...) les racines profondes du système de croyances et de valeurs des différentes cultures et sociétés congolaises (1)..
et d'une "Eglise des Noirs" appelée Vuvamu (2), un adepte de "Nzambe ya Bankoko" et de son chef spirituel Ometa Omba ou de "Nzambe Lumumba" et de son chef spirituel Efanga Olumbu, dit "Moïse le libérateur", un zélote, ayant survécu à une répression féroce, de Bundu dia Kongo (et sectateur de l'honorable Zacharie Badiengila - mieux connu sous le nom de Ne Muanda Nsemi - fraîchement réélu... lequel se prévaut du titre de "Nlongi'a Kongo" ou de "Grand Maître de la Sagesse Kongo") !

Lokuta  na bango !
Tout et son contraire ! Burqa blabla ! N'importe quoi !

Dans le blog de Jodi
, chacun peut trouver sa place.
Les Dingaris, les Rolotos (appelés aussi, à Bruxelles, les Ndibus), les Feufs, les Nebalis, les Tchentchantiers,  les Hutsis, les Nus... tous les peuples du monde et même (à condition qu'ils se tiennent bien... et ne se montrent pas trop envahissants) les Bulankos sont admis !

Paul Van Ackere, alias Paulo Carter (3), a, quant à lui, toujours répondu présent  !
Aujourd 'hui, pour un seul clic... voici donc deux nouvelles de Paul Van Ackere, le mec balèze qui protégeait (prudemment) mes arrières au Zoeloe Bar et dans les manifs...
diffuse

 


ddl
alias Vié ba Diamba


(1) Le culte des "ancêtres"(fondateurs et gardiens du savoir de la communauté... et dont il s'agit de perpétuer la mémoire et de s'attirer la protection afin d'hériter de leurs sciences et pouvoirs) et des "esprits", seul système de croyance réellement écologiste (à savoir respectueux de tous les « êtres » - actuellement en vie ou entrés dans la légende - et de toutes les « choses » et des équilibres nécessaires entre les « batu » et les « bintu » lorsque les « forces » de la nature ou de l'histoire les agitent ou les bousculent) et universel...

(2) Vuvamu ou"Vutuka vana mpambu wa vidila" (en kikongo)  , signifie - d'après Kimp dans Le Phare du 14/02/2012 -: "retourne au niveau du carrefour où tu as perdu ton chemin" . Quant à Boko Haram, cette expression  ou cette "injonction" (en haoussa), peut se traduire par "l'éducation occidentale est un interdit".


(3) On se rappellera comment, dans le temps et à plusieurs reprises, Paulo Carter s'est « porté au secours » de Vieux Didier au Togo... Cliquez, notamment
- Texte non-toiletté, oh !
- Mafou ! Pas l'temps !
sur :
http://grandsatanetlapancreatite.blogspot.com/2010/04/gsp-ii-courriel-n15-vieux-didier-et-le.html

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Deux nouvelles de Paul Van Ackere...

La moto bleue

 

Ma femme et moi, nous rentrons tous les soirs du travail par l’autoroute des Ardennes. Notre maison est à une vingtaines de kilomètres de Bruxelles. J’aime faire cette route, surtout l’hiver, car c’est quand la nuit est tombée que les autoroutes sont les plus belles ; surtout aux abords des carrefours. Essayez un peu de dénombrer les différentes teintes des lumières qui scintillent. Vous n’y arriverez pas ! Au premier coup d’œil, tout est blanc-jaune. Et puis apparaissent l’orange dans toutes ses gradations, le rouge, le vert et lorsque le carrefour est équipé d’une station d’essence, cela devient tout simplement féérique ! A côté de cela, un tableau de Pollock, certes, peut supporter la comparaison mais, statique, figé dans l’instant du génie créateur de l’expressionisme abstrait, il lui manquera toujours le frémissement de la vie du paysage que nous traversons pour rejoindre notre foyer. Pauvre Pollock, mort sur une route qu’il avait empruntée alors qu’il avait bu un verre de trop ! En outre, cette petite promenade quotidienne à deux nous donne l’occasion d’approfondir notre connaissance, notre passion, notre amour du jazz que nous offre dès dix-huit heures la troisième chaîne de la radio d’Etat. Aujourd’hui, la voix du présentateur semblait voilée d’une sincère tristesse. Et c’était normal puisqu’il retraçait la carrière en dent de scie d’un bassiste, récemment décédé, qui avait connu son heure de gloire durant l’époque troublée du « Free jazz ».

Je freinai pour m’engager dans la bretelle de sortie de l’autoroute, lorsque je vis les premiers éclairs bleus d’un gyrophare. Ce bleu-là vous fait oublier tout le reste, car il vous informe qu’il y a un barrage de policiers ou qu’un accident grave vient de survenir.

- Fais attention, il s’est passé quelque chose, murmura ma femme.

Je ralentis encore mon allure et c’est pratiquement au pas que j’arrivai à la route provinciale où se termine la sortie de l’autoroute. Je regardai ma femme. Le visage immobile, elle se rongeait les ongles. Les éclairs bleus envahirent ma voiture. Ce n’est qu’à ce moment-là que je pensai à la même chose qu’elle. La route provinciale fait partie du chemin que suit à moto notre fils depuis qu’il étudie à l’université.

- Regarde, c’est une moto, me dit-elle brusquement.

Je vis la moto et le corps allongé à quelques mètres de celle-ci : un jean’s délavé et un blouson de cuir noir. Mon fils avait-il une moto rouge ou jaune ou bleue ? Celle-ci était bleue.

Ma femme ouvrit la vitre de son côté et se pencha. Un policier nous fit signe de nous éloigner. Elle referma la fenêtre.

- Mais qu’attends-tu, me cria-t-elle ?

J’accélérai et m’éloignai du carrefour. Ma femme ralluma la radio en disant :


- Dès que Jacques voudra acheter une voiture, ne discute pas, de grâce…

Elle savait que la moto de notre fils n’était pas bleue.

 

 

 

*

*      *


 

L'ancien quartier

 


Il aurait pu tout aussi bien se trouver dans une pension « confort », un hôtel une étoile dans le bas de Broadway, de la banlieue de Montréal, d’un des quartiers sud de Budapest, de n’importe quelle ville où il avait posé ses valises au cours des vingt-cinq dernières années. Un hôtel à la limite d’une friche urbaine bordant une enfilade de tunnels, de trémies et de viaducs qui, comme dans toutes les villes d’aujourd’hui, chassent les hommes vers plus d’ailleurs, vers d’autres destins.

En face, le bistrot était encore ouvert. Ses néons n’arrivaient à éclairer, à réchauffer qu’un petit coin du trottoir. Mais il n’était pas question d’y aller car la rue n’existait plus. La longue enseigne verticale de l’hôtel où il logeait masquait la moitié de la vue sur l’extérieur. Était-ce ici que débutait le viaduc sous lequel il venait jouer ? Et encore : qu’était-il devenu, ce viaduc ? Plus de terrain de jeu, plus de viaduc, il décida d’aller interroger le veilleur de nuit. Dehors, il devait faire froid. Il mit un manteau. Le réceptionniste lui conta l’histoire assurément surréaliste du viaduc. Pour faire place à un tunnel, il avait été démonté, pièce par pièce, pour être vendu et remonté à Bangkok, en Thaïlande. Aujourd’hui, le tunnel est terminé et passe, un peu plus loin, en dessous du canal ! L’homme termina en s’exclamant : « nos ingénieurs sont les meilleurs du monde, vous qui êtes étranger, qu’en pensez-vous ? ». Il hocha affirmativement la tête et demanda comment arriver au café d’en face. L’homme, le visage empreint d’une réelle commisération, lui expliqua que Bruxelles était devenue une ville peu sûre et que c’était précisément le genre d’endroit qu’il fallait éviter, mais que, s’il persistait dans son projet, une fois dehors, il devait longer la trémie sur deux cents mètres, emprunter le passage pour piétons et reprendre la trémie en sens inverse. Il termina, se répétant, que le quartier était devenu un vrai coupe-gorge surtout pour un étranger dont l’allure témoignait qu’il n’avait rien d’un économiquement faible. «  Et même les SDF se volent entre eux », avait-il ajouté. Ainsi donc le viaduc vivait une seconde vie à Bangkok. S’il l’avait su quand il y résidait, il aurait été voir ce qu’était devenu le toit de son terrain de jeu !

Il arriva au café qui s’appelait « Le Dernier des Mohicans ». Le portrait d’un motard en débardeur de cuir, les bras couverts de tatouages affolants était dessiné sur la vitre de la porte où il était également précisé que l’établissement était le siège du Moto Club Harley Davidson de la ville. Accoudé au comptoir, le dernier des Mohicans lui fit signe de loin qu’il venait de fermer. Au travers de la porte, il entendit en sourdine « My Funny Valentine » joué par le combo de Gerry Mulligan. Adolescent, il avait passé ses nuits d’insomnie à écouter en boucle ce musicien dont le saxophone baryton avait acquis la sonorité du violoncelle de Pablo Casals. Il s’en retourna vers son hôtel.

En longeant la trémie, il imagina la renaissance du viaduc abritant maintenant, de jour comme de nuit, des milliers de Thaïs se faufilant à pied, en tuk-tuk ou en mobylette entre les échoppes aux tables surchargées de poissons, de fruits, de légumes et de marmites de soupes aux mille parfums qui avaient trouvé refuge aux pieds des piliers de cette nouvelle voie aérienne. Au loin, il aperçut la basilique de Koekelberg encadrée par les halos des centaines de réverbères mêlés aux éclairs des enseignes commerciales et des phares des autobus dévalant à vide le boulevard surplombant le nouveau tunnel. Ces couronnes de lumières jaillissant en tous sens lui firent songer au « Foudroiement des anges et du dragon à sept têtes » d’Ensor, le peintre qu’il avait présenté dans le monde entier. Depuis qu’il était sans travail, il lui arrivait de retrouver les tableaux qui avaient émaillé ses conférences ; le bon vieux temps, sans doute.

L’homme, le voyant s’approcher de la réception, lui tendit sa clé, le regard interrogateur. Mais il renonça à lui expliquer qu’il venait de passer quelques magiques et agréables instants en revoyant le quartier de son enfance.

 


Paul Van Ackere

Février 2012

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Quelques autres textes de PVA ?

D'autres nouvelles ?

« Cher papa, chère maman », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-cher-papa-chere-maman-96207530.html


« La kiné et sa chaise électrique », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-la-kine-et-sa-chaise-electrique-89036435.html


« Boum... Boum ! », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-81541611.html

« Les dieux sont immortels », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-la-nouvelle-du-mois-juillet-2011-les-dieux-sont-immortels-eh-79152308.html

 
« Qu'est devenu le petit Roger ? », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-alias-paulo-carter-nous-donne-encore-de-ses-nouvelles-qu-est-devenu-le-peti-76295279.html
 
« Le vieil homme et la terre », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-c-est-a-mon-tour-dit-paul-van-ackere-71115166.html

« Le canapé blanc », cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-paul-van-ackere-68669880.html


Un recueil de haîkus  ?

Cliquez sur
http://jodi.over-blog.net/article-une-nuage-est-annonce-en-provenance-du-japon-les-cerisiers-de-limam-se-depechent-d-etre-en-fleurs-69921395.html


Et un article critique sur « Courts métrages", un recueil de nouvelles de Paul Van Ackere paru chez L'Harmattan, en 2010 ?

Cliquez sur:
http://www.antipode.be/blog/litterature/2010/10/courts-metrages-paul-van-ackere-lharmattan-2010/

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BEST OF

Pour ceux qui en redemandent et veulent
- Encore !
tout savoir des « relations particulières » qui unissent ddl (alias Vié ba Diamba) à PVA (alias Paulo Carter) ?


Renvoyons à ces quelques radotages d'Assis (anciens du Zoeloe Bar, pensionnés du trostkisme-sans-le-savoir et nostalgiques du bac à carbonnades de Sarma) qui ont été, en leur temps, déjà diffusés
- Supplément-cadeau-bonus !
en avant-propos de la nouvelle de PVA intitulée « Le canapé blanc »...

On a gardé beaucoup de vaches ensemble, Popol et moi.
On a racketté ou protégé
- C'était selon ! Surtout les mineur(e)s (Lieve ou Monik ?) qui voulaient (s'il te plaît ! et j'te roule un patin...) à tout prix (dans le Busleidengang ou au fond du vestiaire...) entrer quand même (sois gentil ! et tu pourras m'toucher les miches...) coûte que coûte !
les clients et les clientes (les usagers, les affidés, les créatures, etc) du Zoeloe Bar et fait le guet (les flics, les espions, les accises, etc) à l'entrée, épluché des dizaines de kilos de bintjes dans une colonie de vacances, affronté les fachos du Mouvement d'action civique et de Jeune Europe, fréquenté le même bordel (l'Ambassy), interviewé des "gens du cinéma" à Paris, trifouillé à la main nue (avec des ongles parfaitement dégueulasses) le tas de bidoche sanglante d'un bac à carbonades
- Dans le rayon "viandes" d'un Sarma (le Sarma c'était tout à la fois le Lidl, l'Aldi et la boucherie Renmans de l'époque) de la ville de Leuven où de petits et gros morceaux de boeuf, découpés sommairement, étaient exposés à l'air libre, dans un grand bassin, et vendus en vrac, au choix du client !
et mis la main sur les plus pièces de barbaque pour en faire des steaks... et, avec un peu de chance, de véritables "filets purs".
On a même été trotskistes ensemble, dans le temps, sans le savoir !

Paulo Carter ajoute ses souvenirs aux miens et... on ressasse et on remâche ("les Assis", aujourdhui, c'est bien nous, les anciens du Zoeloe Bar, les pensionnés du trostkisme et les nostalgiques du bac à carbonades de Sarma : le cul posé sur un fauteuil de jardin en plastique ou confortablement installés devant un écran d'ordinateur) et on rabâche et... on reprend son souffle et on se donne le temps de retrouver ses vieux mots:
- PVA: Le coup des” filets pur” me revient maintenant. Je pense qu’on les mangeait avec des épinards en boite. Un Colombien du nom de German Bravo en avait acheté tout un stock. Certaines commençaient à gonfler et quand on les ouvrait on se ramassait un vilain jet verdâtre dans la figure....Mais à l’époque, la salmonelle n’existait pas encore...
- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL: Et les jours où Moon Kee Kim parvenait à balluchonner quelques bonnes mesures de riz dans la gargote (pour les bons bourgeois cathos de Leuven, un étudiant coréen avait, évidemment, toute sa place dans un restaurant vietnamien : ça faisait couleur locale !) où il bossait (à huit francs belges la soirée... plus d'éventuels pourboires... qu'il devait partager avec le patron), on avait de quoi composer un menu équilibré et on pouvait festoyer ! Mais, rappelle-moi,  Popol... German Bravo était un pote à Jorge Ucros et aux frères Garcia (Guillermo et Bernardo)... et aux autres "petits" de Camillo Torres qui s'entrainaient à la guérilla dans les bois d'Herverlee, non ?
- PVA: German Bravo était un ami de Jorge Ucros mais n’appréciait pas trop Camillo Torres. Il adorait Malher dont il possédait plusieurs symphonies qu’il mettait souvent à fond de balle le soir au grand dam de ceux (ils étaient rares) de ses colocataires qui étudiaient le soir...
- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL:T'as rîn d'aut' à rajouter ?
- PVA:  Ben oui, j'rajoute qu'il ne faut pas trop souvent se retourner mais se tourner vers l’avant: plus de joie, plus de lumière, demain il fera jour camarade, je maintiendrai, l’union fait la force, en avant marche!...Après le Zoeloe Bar, nos chemins divergèrent quelque peu. J’ai fait mon service militaire et là cela a failli mal commencer. Le premier jour, au centre de formation, ils ont voulu m’envoyer à l’annexe psychiatrique car j’avais avoué que j’avais un diplôme de docteur en droit mais que je ne savais ni lire ni écrire. Il faut dire que j’avais choisi le rôle flamand (had ik vlaams verkiezen) pour ne pas perdre trop mon temps. Quand le major a compris la raison de mon apparence d’illettré, avec des sanglots gluants dans la voix ( Ah si tous les wallons feraient comme vous!!!) il m’a nommé kameroverste ( chef de chambrée). J’eus beau lui faire remarquer que c’était dangereux car si brusquement il y avait une guerre, je serais obligé de donner des ordres en français comme en 14. Il ne changea pas d’avis. Et par après, souvent je me suis demandé si un conflit devait survenir entre la Flandre et la Wallonie et si j’étais encore en âge de porter les armes,  sous quel drapeau aurai-je dû servir?
- DDL: ...
- PVA:  Et alors, la suite ?
- DDL: Ben, j'sais pas ! Le curseur est chez toi, non ? Et si tu nous racontais Nicole, son avènement, comment tu l'as rencontrée, non ? Elle habitait  (on allait y prendre des douches pendant la journée, non ? C' était ofélé, kosteloos, non ?) une "pédagogie" (c'est comme ça qu'on appelait ces maisons closes pour jeunes filles de bonne famille, à l'époque, non ?), près du petit Seizième (c'est là que j''squattais, non ? Avec Jipéji et Moon Kee Kim, non ? Et tu venais nous péter les carreaux avec tes boules de neige, non ?) ou du Dix-huitième, je ne sais plus...
- PVA: ...
- DDL: ...
- PVA: Puisque c'est à mon tour...
- DDL: A propos de Nicole ?
- PVA: ... Après mon glorieux service militaire comme concierge pour un hôtel d'offficiers, je me suis retrouvé dans une union professionnelle d'opticiens et rédacteur en chef du mensuel L'Opticien Belge ou, comme disait Jo Dustin, Le P'tit Chien Belge... Un matin, mon patron m'appela pour m'annoncer qu'il avait décidé de m'envoyer en Allemagne de l'Ouest, comme on disait alors. "Inutile de vous préciser qu'il s'agit d'une mission confidentielle !" me dit-il. Et il ajouta : "On va bientôt mettre sur la marché une invention qui va bouleverser notre vie. Cela s'appelle le rayon laser! Vous assisterez à des réunions scientifiques et votre rôle sera de nous ramener un maximum de renseignements". Quelques jours plus tard, je pris le tram jusqu'à la gare du Midi et m'embarquai dans l'express de Cologne. Déjà sur le quai, cet homme en imper mastic m'avait intrigré. Mais quand je l'ai vu s'installer dans le compartiment voisin, je n'eus plus de doute, l'individu me suivait ! Et en plus, je l'avais reconnu. Il s'agissait du célèbre T** dont le groupe Jeune Europe...
- DDL: Thiriart ? Teichmann ?
- PVA: Chuuuuuuuuut ! On pourrait nous lire !
-
DDL:...
- PVA: ...  Bref, un soir, à Louvain, pardon à Leuven, les gens de Jeune Europe avaient tenté de nous tabasser au sortir d'un meeting. Voici une mission qui commence mal, me dis-je. Je me levai et me dirigeai vers l'individu...
- DDL: Oui, d'accord ! Très intéressante ton histoire mais pas très "relevante" ! Tu ne réponds pas à ma question, tu t'éloignes du sujet !
- PVA: Quel sujet ?
- DDL: Nicole !
- PVA: Nicole? Secret défense, oh !
- DDL: ...
- PVA: ...
- DDL: ...
- PVA: ...

Et, finalement, le dernier mot revient... à Nicole elle-même:Puisque Paulo s’éloigne du sujet, j’interviens : un soir ( ou un matin ... il y a tellement longtemps qu’on ne sait plus ), la fée-carabosse m’avait revêtue de la plus belle robe – non pas celle en promotion au Sarma de Leuven où vous achetiez les épinards qui ont bien failli empoisonner les autorités universitaires dépêchées pour enquêter sur les moeurs dépravées d’un petit groupe d’étudiants dévoyés – non, une tenue digne de figurer au bal des débutantes que fréquentaient les jeunes gens de bonne famille – dont nous faisions partie ( cela va sans dire bien que nous l’ayons tu pour des raisons idéologiques ). Nous étions face à face et ce fut le flash ! ( Tonnerre, lumière, violon...)Et puis le reste a suivi...Le lecteur comprendra l’émotion qui empêche aujourd’hui encore un des acteurs principaux de la scène de revenir sur cet épisode qui a marqué le reste de notre vie ! Il fallait ma plume pour retracer toute la splendeur du moment ! 

 

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Le Zoeloe Bar ?

Pour en savoir plus sur ce lieu mythique qui a beaucoup contribué à notre formation
- Universitaire ?
- Peau d'balle ! Anarcho-syndicaliste, ouais !

à Polo-Popol et à moi-même, alias ddl, alias Vié ba Diamba, cliquez sur:
http://impassedesmurmures.blogspot.com/




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Pour accéder aux autres autres entreprises du groupe Jodi, cliquez sur:
http://jodi-book.over-blog.com/

("Jodi le book")
et
http://lacarcasseetlesos.blogspot.com/

("Jodi le broc")
et
http://jodi.over-blog.net/article-restez-bien--39731236.html

(dernière dépêche, diffusée en novembre 2009, du blog de Jodi sous son ancienne forme)

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