A propos, en amont, en aval de (ou sans trop de rapport avec)"Jodi, toute la nuit", un roman de Didier de Lannoy
JODI, LE BROL
Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu, depuis janvier 2011, une lettre d'information: Jodi le brol*
Lettres d'information (soki... mabanga !)
Didier de Lannoy
2011
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ddl
alias Vié ba Diamba
** Katako-Kombe est une localité et un territoire du district de la Sankuru (bientôt province) au Kasaï-Oriental, en RDC. Patrice-Emery Lumumba est né à Onalua, dans le même territoire, en 1925..
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Titre: LE PARADIGME LUMUMBA : Libre ou mourir
Genre: ESSAI
Auteur: LOMOMBA EMONGO
Courriel: lomomba@sympatico.ca
Téléphone: (450) 466-8681
Adresse: 1724, Trépanier, Brossard, Québec, J4W 2K1
Objet du manuscrit : Le lumumbisme en tant que, au-delà de l’idéologie politique, une pensée susceptible de féconder les transformations de l’État, mais aussi des mentalités au Congo-Kinshasa et peut-être ailleurs en Afrique noire en ce début de la troisième république.
Domaine d’étude : Sciences humaines.
Public visé : Les étudiants, professeurs et chercheurs en science politique, relations internationales, histoire, études africaines en général. Mais aussi toute personne (exemple : les objecteurs de conscience, militants du changement dans les rapports Nord-Sud, etc.) et toute structure (ONG de droits de l’homme, société civile, différents services de coopération, etc.) désireuses d’approfondir la situation du Congo-Kinshasa depuis son accession à l’indépendance, y compris des voies de solution alternatives parmi lesquelles la solution lumumbiste.
Contenu : L’essai de 100 pages constitue une illustration venant à la suite des deux autres petits essais écrits par l’auteur et publiés en 1997 (L’Harmattan). Le présent essai approche le phénomène Lumumba sous un angle nouveau ; il met en exergue chez lui, une dimension inhérente à tout homme, qui l’appelle au supérieur sans pour cela donner dans le style New Age. L’auteur étudie minutieusement le parcours de l’homme de chair et de sang qu’était Lumumba, de l’idéal du colonisé à l’idéal de liberté anticolonialiste ; puis son discours historique du 30 juin 1960, le jour de l’indépendance du pays ; vient son ultime lettre à sa femme, environ 48 heures avant son assassinat ; enfin son héritage pressenti en terme de lumumbisme, non sans chercher à voir comment cet héritage peut encore parler aux actuelles générations de Congolais et d’Africains. Le livre se termine sur des annexes de grande importance sociologique, où par exemple il est présenté une chronologie commentée de la vie de Lumumba ainsi qu’un glossaire des mots chargés et marqués d’un astérisque dans le texte.
Nouveauté et pertinence du livre : Il existe sur le marché un bon nombre de livres parlant de Lumumba ; aucun cependant n’aborde l’homme en ce qu’en demeure du dieu qui habite tout homme, aucun non plus n’approfondie le lumumbisme comme je le fais dans le présent essai. En effet, j’ai décidé d’aborder le phénomène Lumumba « avec la tête et le cœur », c’est-à-dire sans passion idéologique et sans non plus m’enfermer dans le cadre de quelque discipline scientifique que ce soit. J’ai tenu, ici, à transcender la seule logique des faits objectifs, quoique sans l’ignorer, pour tenter de comprendre les motivations profondes qui animaient l’homme. Au fond, le petit essai que je présente ici apporte une touche toute spéciale à la connaissance non seulement du personnage de Lumumba, mais aussi de son époque, de ceux qui l’ont combattu et assassiné, de ceux qui ont prétendu le continuer ou l’incarner et, surtout, de l’héritage que tout enfant du Congo-Kinshasa est en droit d’attendre de sa pensée et de son action indépendamment des appartenances idéologiques et politiques.
L’auteur : Docteur en philosophie et lettres de l’Université Libre de Bruxelles, licencié en culture et religion de la même université, diplômé d’études spéciales en philosophie et religions africaines de l’Université catholique du Congo, Lomomba Emongo vit au Québec depuis 1996, où il enseigne la philosophie (au Collège Ahuntsic) et les spiritualités africaines et créoles (à l’Université de Montréal). Membre de nombre de sociétés savantes, il est aussi un auteur polyvalent qui a publié articles et chapitres d’ouvrages, monographies et ouvrages de fiction littéraire, dont « Comment philosopher en Afrique aujourd’hui? Pour une éthique de la transgression » - publié par l’UNESCO (2006), « De l’origine de l’État-nation en Afrique contemporaine » - in Terroirs (2006), Malaïka, l’ange du silence – roman (2006), La vraie histoire de la princesse Osango – conte (2006), Prise en charge des aînés des communautés ethnoculturelles. Guide de référence (2003), Le changement en panne au Congo/Zaïre. De Mobutu à Kabila – essai (2001)…
Mots-clefs : Lumumba, Congo-Kinshasa, néocolonialisme, liberté, lutte, indépendance, lumumbisme…
Nombre de mots : 37 183 mots.
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Le paradigme congolais
par Emongo Lomomba
Extrait
Une lecture du "discours du 30 juin" de P. Lumumba
Je reprends à Jean Van Lierde déjà cité le texte du Discours suivant (pp. 197-201). Comme W.J. Ganshof Van der Meersch (1963 : 331-332), il l’a retranscrit à partir d’un enregistrement fait sur place.
Par des témoins, comme Thomas Kanza, d’intéressants détails ayant immédiatement précédé le début de la cérémonie nous sont parvenus. Le texte initial, probablement rédigé aux petites heures du matin, aurait été rapidement quoique légèrement modifié par l’équipe du cabinet, en vue d’en atténuer la virulence anticolonialiste. Or, jusque dans l’hémicycle, alors que le roi puis le président parlaient, Lumumba continuera de le retoucher. Je donne à lire ci-dessous cette dernière version, prononcée de la bouche même de Lumumba. Par rapport aux auteurs à qui je le dois, je ne me suis permis que de très légères modifications de forme, notamment quant à ponctuation. Au demeurant, le lecteur trouvera moults indications autrement intéressantes dans W.J. Ganshof Van der Meersch, notamment sur les « versions » du Discours : la première mouture, la version modifiée avant le début de la cérémonie, celle qui a été remise à la presse…
1.
« Congolais et Congolaises,
Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux ;
Je vous salue au nom du gouvernement congolais !
2.
A vous tous mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce trente juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs ; une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté !
3.
Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise (applaudissements) ; une lutte de tous les jours ; une lutte ardente et idéaliste ; une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang !
Cette lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes ; car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.
4.
Ce [que] fut notre sort en quatre-vingts ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions le chasser de notre mémoire :
Nous avons connu le travail harassant, exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir ; parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?
Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom des textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort.
Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.
Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.
Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs ; qu’un Noir n’était admis ni dans les cinémas ni dans les restaurants ni dans les magasins dits « européens » ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ? (applaudissements)
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini !
5.
La République du Congo a été proclamée et notre pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte ; une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.
6.
Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière.
Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants.
Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.
Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la déclaration des Droits de l’Homme. (applaudissements)
Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays.
Nous allons faire régner non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés. (applaudissements)
7.
Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. (applaudissements)
Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis.
Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République, que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère.
8.
Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces.
Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.
Je demande à la minorité parlementaire d’aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques.
Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.
Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.
9.
L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain. (applaudissements)
10.
Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement, en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine. (applaudissements)
Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays. J’invite tous les citoyens congolais : hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.
11.
Hommage aux combattants de la liberté nationale !
Vive l’indépendance et l’unité africaine !
Vive le Congo indépendant et souverain ! (applaudissements prolongés)
Le Discours aura autant de clés que les idéologies auxquelles communie chaque lecteur. Pour les nostalgiques des beaux jours de la colonisation et du prestige du Blanc tout-puissant en terre du primitif, le Discours fut un outrage au roi des Belges et une atteinte à la dignité de l’homme blanc en général. Au-delà de toute considération politique, le propos d’un Général Jansens (1961) par exemple dénote d’un racisme primaire en ce sens. D’abord, il estime qu’« on avait à tout jamais sapé le prestige du Blanc... » au Congo (p. 12) ; puis le voilà vexé qu’il ait pu se trouver des Belges « pour applaudir Lumumba à la cérémonie de la passation des pouvoirs le 30 juin à Léopoldville » (p. 20). Car, pour lui, « par ses paroles, Lumumba apport[ait] un coup supplémentaire au prestige belge, ou plus généralement au prestige de l’Européen » (p.221).
Pour les socialistes de cœur ou d’esprit, ce fut essentiellement le programme d’un socialisme scientifique cautionnant la suppression des classes sociales et de l’exploitation de l’homme par l’homme. N’kanza-Ndolumingo et Didier de Lannoy (1967 : 6) : « En conclusion […] dans l’esprit du Premier ministre congolais […] la véritable démocratie ne peut être réalisée que par la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, par la suppression des classes sociales avec pour but final la satisfaction toujours croissante des besoins matériels et culturels des larges masses, du peuple. Ce sont là les objectifs du Socialisme scientifique et d’une Révolution conséquente ». Que le programme du gouvernement Lumumba fût à gauche plus qu’à droite peut se comprendre ; qu’il fût, ipso facto, d’inspiration marxiste ou léniniste, voilà qui est douteux. Par ailleurs, aligner automatiquement tout gouvernement populaire qui parle de révolution en regard de l’ordre ancien sur le bloc communiste relève, à tout le moins, d’une paresse épistémologique typique de la guerre froide. Semblable raccourci jure par trop contre le principe du neutralisme positif cher à Lumumba depuis son retour de la Conférence d’Accra, en décembre 1958.
D’aucuns verront dans ce texte une provocation inutile, une franchise suicidaire, bref un mauvais calcul politique. En effet, le gouvernement Lumumba ne pouvait se passer ni de l’aide financière ni de l’assistance technique multiple de la Belgique. Au demeurant, les alliés de cette même Belgique désenchantée au Congo étaient encore puissamment installés dans leurs colonies africaines toutes proches ; la situation du Congo ne devait certainement pas faire leur affaire – comme on lit chezJ.C. Willame (1990 : 109sq.). Lumumba fut-il inspiré ce jour-là par la colère et voulut-il, sans plus, assouvir son désir de vengeance à cause de la préséance accordée à Kasavubu aux cérémonies marquant l’accession du Congo à l’indépendance ? J.C. Willame (Ib : 116) : « Mais Lumumba, pour exclu et frustré qu’il ait pu être, est aussi un tribun qui rebondit. Dans son allocution, que fait-il d’autre que de saisir la balle au bond, casser les règles d’un jeu des dupes pour affirmer que le véritable chef de l’État, c’est lui ? Tel est le sens du message : les Belges comme les Congolais devront tenir compte de lui, puisqu’il a été élu démocratiquement. En vertu de la loi fondamentale, il imprime sa marque sur la direction politique du pays et, en vertu des résolutions de la table ronde, auxquelles il veut se tenir, Kasa-Vubu n’est qu’un chef de l’État provisoire ». Rien n’est moins sûr. Vouloir comprendre la chute du gouvernement Lumumba en s’acharnant à trouver la faille, y compris en préjugeant des sentiments de Lumumba, ressemble à une démarche vicieuse. Invraisemblable m’apparaît en effet que, après avoir su manœuvrer avec brio pendant les mois précédant l’indépendance, Lumumba se soit subitement laissé aveugler par le ressentiment du seul fait de la préséance protocolaire accordée à Kasavubu au côté du roi Baudouin.
Je me propose de ne pas déroger, ici, à l’option prise d’entrée de jeu, de dire Lumumba « avec la tête et le cœur ». De plus, je m’en tiendrai à la lettre du Discours comme guide autorisé de mon propre discours à son sujet. Or, en s’attachant en priorité à sa lettre, on s’aperçoit vite que l’usage par l’orateur du passé : « Nous avons connu... », puis du futur proche : « Nous allons... » est significatif pour la bonne compréhension du Discours. Ainsi, le regard de l’orateur est avant tout récapitulatif ; ensuite, son regard se fait analytique en plongeant dans le présent imminent ; enfin, c’est d’un regard prospectif qu’il considère le futur à moyen et long termes. Le mot « lutte » semble scander les articulations majeures de ce triple regard : la lutte pour l’indépendance désormais acquise ; la nouvelle lutte générée par l’indépendance acquise et consistant globalement à bâtir le Congo dorénavant souverain ; l’issue souhaitée de cette seconde lutte, c’est-à-dire le contenu réel de ce Congo nouveau à bâtir, la souveraineté nationale à consolider par-delà l’indépendance juridique.
De ces observations liminaires se proposent trois clefs de lecture relatives au sens de l’indépendance acquise, à la gestion de ce précieux acquis, à l’issue souhaitée de cette gestion. A partir de là, se profilent les implications du Discours pour l’Afrique encore sous domination coloniale ainsi que pour Lumumba lui-même.
POUR LIRE LA SUITE, ALLEZ SUR www.analysecongo.org
Pour une autre présentation du "discours du 30 juin" voir aussi :
André N'KANZA DOLOMINGU et Didier DE LANNOY "Le sens du discours prononcé par le Premier ministre congolais, Patrice-Emery Lumumba, le 30 juin 1960"; article écrit à l'occasion du 7ème anniversaire de l'Indépendance du Congo et publié à Kinshasa (dans Vie du Tiers-Monde, ronéo, n° 6 de juin 1967, Institut National d'Etudes Politiques, INEP), mettant en évidence que la pensée "lumumbiste" est essentiellement anticolonialiste, panafricaine, démocratique et sociale ...
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Lomomba Emongo est né le 13 mars 1960 à Katako-Kombe. Il étudie la philosophie et les religions africaines aux Facultés Catholiques de Kinshasa. Thèse de doctorat en philosophie et lettres à l’Université Libre de Bruxelles. Fixé au Canada, il enseigne actuellement la philosophie au collégial, les sciences humaines à l’Université du Québec à Montréal, les spiritualités africaines et créoles à l’Université de Montréal.
Bibliographie
Malaïka, l’ange du silence, Editions CIDIHCA, Montréal, 2006.
La vraie histoire de la princesse Osango, Mémoires d’encrier, 2006.
Le changement en panne au Congo-Zaïre. De Mobutu à Kabila, Les 5 Continent, Saint-Léonard, 2001 (essai)
Muana-mayi, le Parisien, Les 5 Continents, Saint-Léonard, 1998. (Prix du roman Zaïre-Canada)
L’esclave moderne, L’Harmattan, Paris, 1997 (essai)
Le devoir de libération, Esclave, libère-toi toi-même, L’Harmattan, Paris, 1997 (essai).
L’interculturalisme sous le soleil africain. L’entre-traditions comme épreuve du nœud,
Interculture 133, Montréal, 1997 (essai)
L’instant d’un soupir, Présence Africaine, Paris, 1989 (Prix Interalliance franco-zaïroise)
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