A propos, en amont, en aval de (ou sans trop de rapport avec)"Jodi, toute la nuit", un roman de Didier de Lannoy
JODI, LE BROL
Le blog de Jodi ("Jodi le blog") est devenu, depuis janvier 2011, une lettre d'information: Jodi le brol *
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Lettre d'information
Didier de Lannoy
2011
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Paul Willems
se tourmente et se pose des questions
Paul Willems, nani wana ?
Le mec dont la copine avait mauvaise haleine et qui
- J'adore !
se demandait comment le lui dire parce qu'il l'aimait énormément !
Je
- Je ne censure pas (même les considérations de type "ethnique"... sur "les Flamands", "les Noirs", "les Arabes", "les Serbes", "les Congolais", "les Berbères", "les Kosovars", etc... qui m'irritent profondément et que je ne puis évidemment pas cautionner) ! Mais je ne me prononce pas non plus... et d'ailleurs (je suis sourd... et) je ne réponds jamais aux questions qu'on me pose !
diffuse
ddl
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Un article de Paul Willems
Chaque jour une tonne de nouvelles, d'actualités, à décortiquer, à démonter, à démystifier. Je ne quitte plus mon clavier. Tout se complique à l'infini en quelques minutes. Et il faut se tenir au courant. Chaque jour, dois lire presque une dizaine d'articles dont les trois-quarts en anglais, une langue que ma condition m'empêche de maîtriser parfaitement. Il y a notamment ce gros dilemme en ce qui concerne la Libye: intervention ou pas intervention.
La politique est compliquée. Les mensonges sont retors, les trucages systématiques. Ils sont rarement bien étudiés.
Les peuples sont ainsi faits. Ils se marchent les uns sur les autres sans aucun remords. Plus ils font du tort, plus ils croient faire le bien, et ne rien faire d'autre.
Et toujours aucun débat sur l'essentiel, sur les occupations qui ont cours. Personne ne parle du Kosovo. Pas de débat. Pas de débat contradictoire, je veux dire. Une sorte de dictature.
Déjà concernant l'intervention au Kosovo, je n'étais pas tombé d'accord avec toute une partie de l'ultragauche. Cela tient à une approche et une expérience différentes. Certains sont plus "occidentaux" que moi, plus convaincus donc que toute action, toute ingérence, opération de l'Occident est un non-sens, une contrepèterie, une abomination définitive. Mais il leur est parfois difficile de raisonner de manière élaborée. Ce sont des non, des stop the war, des y en a marre, mais pas de textes, pas de poésie, rarement une argumentation réellement solide.
Personnellement, j'aime beaucoup les Serbes, mais je sais comment étaient traités les Kosovars en ex-Yougoslavie. Je m'étais documenté, j'avais interviewé des gens. Ils étaient comme de la main d'oeuvre illégale, sans papiers dans leur propre pays, sans droit de vote, lorsqu'ils travaillient dans une autre république, ce qui était le lot commun. Je sais ce que c'est qu'une sous-catégorie de gens, qu'un peuple qu'on écrase, qu'on traite en paria, sur lequel il est bon de s'acharner un tout petit peu chaque jour, de casser du sucre avant de boire son café, de traiter en esclave, en sous catégorie, et de réduire en bouillie, ce qui était le cas des Kosovars. Je sais que jamais ceux qui commettent ce genre de crime ne le reconnaissent. Aucun d'eux. Au contraire. On s'enhardit toujours dans l'excès. L'excès appelle l'excès. Le mensonge est une habitude, une manière de vivre, d'être... Un fondement. L'ego est tout, la solidarité ne veut plus rien dire. J'ai attendu, espéré que des Serbes m'expliquent, me disent: non, ça ne va pas, ce que les Serbes, les Croates ont fait aux Kosovars pendant des décennies, ça ne va pas. Mais rien. Peut-être ont-ils essayé, et se sont-ils fait rabrouer par leur propre communauté, par le pouvoir, les leaders.. Il n'y aura pas, jamais de rémission. Les peuples sont ainsi faits. Les leaders sont les pires de tous. Les gens sont les membres de communautés et ils en épousent les croyances sans arrière-pensée. Du moins, la toute grande majorité d'entre eux.
Bien sûr, au Kosovo, l'occupation onusienne est pire que la serbe. Le peuple végète, crève, sans qu'on ait même besoin de lui voler sa terre. Mais curieusement, mes amis gauchistes qui critiquaient tant les U.S.A. lorsqu'ils bombardaient la Serbie sont muets face au reste, à l'administration par l'O.N.U. du Kosovo, à ces têtes à claques qui se succèdent et qui semblent administrer une sorte de tutelle onusienne et non Serbe sur le Kosovo, superviser une autonomie substantielle, et même une indépendance, depuis 2008. Tutelle très veule, qui transforme le Kosovo en désert, en zone de non-droit, de trafic. Que faut-il faire? Il semble impossible de débattre de certaines choses.
Si je suis si sensible à cette hauteur, à ce dédain, de certains peuples vis-à-vis d'autres, c'est j'ai vécu ce dédain dans ma chair. J'ai connu le mépris. Je l'ai combattu. En Belgique, il faisait partie des moeurs encore il n'y a pas si longtemps. C'était les Flamands, certains d'entre eux, ceux qui parlaient le flamand qui en étaient victimes. L'instinct de domination est ainsi fait. Il n'a pas de solution. Il est ancré, viscéral. A cause de lui, ce pays est en train de disparaître, ou plutôt, il se transforme en dictature. En effet, ne pouvant former un gouvernement, on a demandé à l'ex premier ministre d'assumer le pouvoir, de diriger un gouvernement en affaires courantes, qui, en fait, prend les mêmes décisions qu'un autre gouvernement. Si ce n'est pas encore une dictature, cela s'en rapproche. Surtout quand ce gouvernement donne l'impression de censurer des faits et gestes qui semblent dénués de toute mauvaise intention.
Enfin, j'ai vu faire les Belges au Congo, surtout depuis l'indépendance de ce dernier. Je connais leur réaction chaque fois qu'il en est question. C'est qu'il faut à tout prix critiquer les noirs également. C'est le fondement du système. Un autre fondement, c'est qu'il ne faut pas le faire savoir, faire comme si les Congolais n'existaient pas. Je vois la froideur inhumaine des Belges aujourd'hui, la moquerie des ouvriers eux-mêmes alors qu'ils continuent à vivre de l'extorsion des richesses naturelles du Congo, que le diamant, le cuivre, le cobalt, le colombo-tantalite qui sert à fabriquer d'horribles gsm, l'or lui-même abondent à Anvers, que les uns sont transformés à Olen, les autres à Bruges, ou ailleurs dans le reste du monde, mais commercialisés à Anvers. Sans ces richesses la Flandre cesse d'exister, elle se retrouve au même point que la Wallonie, pillée par ses propres grands patrons. Mais rien, pas un mot, shut, les Belges eux-mêmes ne semblent rien savoir. Tout est bon pour critiquer le Congo, les Congolais. Les dirigeants belges ont leur AXE DU MAL à eux: les dirigeants congolais bien sûr.
En l'occurrence, les Congolais sont réduits en esclavage chez eux, loin de tout, en silence, leur territoire est bradé à des grandes puissances pour faire des agrocarburants, et eux-seuls bien sûr en seraient responsables. Le mépris est de mise. Même le prince Laurent y serait astreint. Des dirigeants qui la ferment, qui ne voient rien, qui ne savent rien. Encore des Flamands qui servent de petites mains, en l'occurrence à une caste de prédateurs sans foi ni loi.
Ce qu'on leur a fait, il faut que les Flamands le fassent aussi à d'autres, aux noirs, aux Congolais. Pauvre Yves Leterme. Des milliers d'O.N.G. vont faire là-bas un énorme tapage pour qu'on ne se rende compte de rien. Lorsqu'un journaliste se doute de quelque chose, c'est pire qu'aux U.S.A., il se retrouve sur une voie de garage, ce n'est pas son affaire. Du reste, sur le Congo, il y a un seul journaliste compétent, qui sait tout ce qu'on ne peut pas dire, tout ce qu'il faut dire.
Je me suis aussi disputé avec de nombreuses personnalité de gauche et de droite à cause de la Côte d'Ivoire, au sujet de laquelle la désinformation semble régner en maître sur toutes les opinions. Tout le monde a un avis, mais personne ne sait ce qui s'y passe, ou ce qui s'y est passé ces dernières décennies, les origines du conflit actuel. Oui, on sait qu'A. Ouattara occupe militairement une province. Tous de trouver cela normal, une rébellion contre un dirigeant démocratiquement élu ainsi que des élections qui servent en quelque sorte de jugement de dieu, qui servent à départager non des opinions, mais des armées, des élections plus que très probablement truquées avec l'aval de l'O.N.U. ou de ses mandataires. Tous défendent le droit démocratique qui est une supercherie mais que la propagande qu'ils avalent à forte dose leur mâche. Un massacreur, armé par les grandes puissances, qui déclare une guerre dès le lendemain des premières élections démocratiques en Côte d'Ivoire, très contestées en particulier par Paris, pire que les Américains, dans sa sphère d'influence, des élections pour lesquelles L. Gbagbo a mis sa vie en danger, pour lesquelles il a combattu pendant des décennies, se mettant à dos un impérialisme qui a pour principe de mettre des dictateurs au pouvoir dans le reste du monde depuis qu'il n'en est plus propriétaire. Une démocratie vidée de toute substance une seconde fois en 2006. Mais voilà. L'O.N.U., en fait le F.M.I., les grandes compagnies agro-industrielles américaines, ont "organisé" les élections en 2010. Tout est pour le mieux. Le criminel est au mieux avec les institutions internationales et passe pour un ange, pour un démocrate modèle, enfin, un démocrate proche du point de vue occidental, du point de vue des grandes compagnies agroindustrielles prédatrices parce que l'Occident démocrate n'est qu'une Dans la province occupée militairement par les troupes de Ouattara, un déluge de votes en faveur de ce dernier et le tour est joué. Il a tout fichu en l'air, les élections, la reconstruction d' la Côte d'Ivoire après le règne sordide d'Houphouet, qui a duré plus de trente ans, il vendu déjà à l'avance la Côte d'Ivoire aux multinationales, aux banques. Vive les hélicoptères de combat français, sinon les meilleurs sur le marché, du moins pas loin d'être les meilleurs..., et les forces françaises capables de faire respecter ce que la communauté internationale appelle le verdict des urnes. A bas Gbagbo, le vilain, le méchant...
Je connais ça. J'ai vu faire ce genre de choses dix fois. Lisez Ludo De Witte ou Main basse sur le Cameroun de Mongo Beti, La vie et demie.
Qu'est-ce que toutes ces abominables puissances néocolonialistes font en Libye? Je ne pense pas qu'elles changent d'attitude. ON est en droit de l'espérer, mais je pense que c'est effectivement un leurre, un faux semblant, un truc pour se faire si tant est le printemps arabe lui-même. Les peuples sont ainsi faits. Je ne pense même pas qu'il soit utile de manifester contre cette intervention.
Les Arabes eux-mêmes marchent sur les Berbères et se font marcher dessus par les Israéliens.
Comment demeurer positif, optimiste? Comment croire que les Arabes se débarrasseront un jour de leurs dictateurs, des despotes, qu'on les laissera s'en débarrasser. Les dirigeants occidentaux paniquent à la moindre grève, s'en prennent à tous les droits importants à tour de rôle, se prennent pour dieu, font pire que pendre, et semblent y prendre goût, c'est un vrai feu d'artifice, et ils veulent à tout prix donner l'illusion qu'ils sont justes et les seuls à l'être, pour pouvoir continuer à bombarder massivement à la moindre occasion, pour répandre la paix.. La dictature, oui! Ou le désert. De la propagande. Rien que de la propagande. Ou un tout petit peu de progrès, par ci par là, à coups de chocs démesurés, de catastrophes naturelles, de centrales en morceaux, de peuples en petits morceaux, et surtout de milliards de dollars à confisquer, de dirigeants trop peu maniables assassinés, empoisonnés jusque dans leur cellule à La Haye, pendus, jugés sommairement et liquidés.
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